Un vaste périmètre de sécurité a été établi par la Sûreté du Québec à la suite de la découverte d’un corps dans un véhicule incendié.

Découverte d'un cadavre dans une voiture incendiée

Un corps a été découvert dans un véhicule détruit par un incendie dans un champ de Dunham, jeudi matin. L’enquête a été confiée à la Sûreté du Québec. Toutes les hypothèses sont étudiées, allant du geste volontaire à l’acte criminel.

Le bruit d’une déflagration en provenance d’un champ du chemin Noiseux a surpris Pierre Janecek et ses employés, qui travaillaient à environ 500 pieds du véhicule qui s’est enflammé. « On a ensuite vu la boucane », raconte l’agriculteur, qui est également maire de Dunham. 

Il s’est alors rendu sur place, où d’autres citoyens étaient déjà accourus. « Ça brûlait! Il y avait trop de fumée pour s’approcher », raconte M. Janecek. À ce moment, les personnes présentes croyaient qu’il n’y avait personne dans le véhicule. 

Les pompiers ont été alertés. À leur arrivée, « c’était un embrasement généralisé », décrit Patrick Cournoyer, directeur du Service des incendies de Dunham. Ce n’est qu’une fois les flammes éteintes que les pompiers ont fait la macabre découverte. Ils ont aussitôt avisé les policiers qui ont pris en charge l’enquête. 

Le propriétaire du chemin où la voiture a été brûlée, Gaston Chamberland, était passé une heure plus tôt et il n’y avait rien sur la route qui mène à ses terres agricoles. « On m’a appelé pour m’aviser qu’une voiture en flammes avait été retrouvée », raconte-t-il. 

Des circonstances «bizarres»

Le véhicule était garé à environ 20 à 25 pieds du chemin Noiseux, une route située en milieu rural, mais où la circulation automobile est tout de même constante. « En plein jour, dans l’entrée d’un champ, c’est bizarre », estime M. Janecek. 

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont établi un large périmètre de sécurité. Des techniciens du service de l’identité judiciaire se sont rendus sur place pour recueillir différents éléments de preuve. 

« Toutes les hypothèses sont étudiées », indique la sergente Ingrid Asselin, porte-parole pour la SQ. Les policiers évaluent autant le geste volontaire que l’acte criminel. 

Une autopsie devra être pratiquée sur le corps au laboratoire de science judiciaire et de médecine légale afin de confirmer son identité. Les policiers ignoraient s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, jeudi en milieu de soirée. 

Une fois le travail des enquêteurs terminé sur la scène, le véhicule sera remorqué. Il sera ensuite soumis à une expertise. 

Le chemin Noiseux entre les rues Janecek et St-Joseph a été interdit à toute circulation pendant des heures jeudi. 

Pierre Janecek a entendu une déflagration et a ensuite vu de la fumée. Il se trouvait alors sur ses terres, à environ 500 pieds de la voiture en flammes