Yvan Branconnier

Début du nouveau procès d'Yvan Branconnier en septembre

C'est finalement le 3 septembre que commencera le nouveau procès d'Yvan Branconnier au palais de justice de Trois-Rivières.
On sait que cet homme avait été reconnu coupable du meurtre au premier degré de Jean-Guy Frigon, commis à Saint-Édouard-de-Maskinongé, au terme d'un long procès tenu devant un juge et jury en mars 2013. Il avait alors été condamné à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.
Or, la Cour d'appel a ordonné la tenue d'un nouveau procès sur les chefs d'accusation de meurtre au premier degré de Jean-Guy Frigon et tentative de meurtre de Nicolas Bonamassa, entre autres parce que le juge de première instance aurait commis une erreur en refusant de soumettre au jury la possibilité d'un verdict d'acquittement. 
Encore une fois, Branconnier a réclamé un procès devant un juge et un jury. La sélection des jurés va donc se faire le 10 septembre et se poursuivre le lendemain, le cas échéant. Les directives du juge François Huot seront données le 11 septembre, et peut-être le 12 également. Auparavant, des audiences se tiendront sans la présence du jury pour permettre aux avocats de débattre de certains points de droit. Elles commenceront le 3 pour ensuite se poursuivre les 4, 5, 8 et 9 septembre.
Il faudra donc attendre au 15 septembre pour entendre à la barre les premiers témoins de la Couronne, représentée par Me Benoît Larouche. Le procès devrait ensuite durer trois à quatre semaines. Branconnier est défendu par Me Pierre Spain et Me Alexandre Biron.
Rappelons que le drame, qui est au coeur de cette affaire, était survenu le 29 novembre 2009. Jean-Guy Frigon, ex-propriétaire du restaurant L'Arc-en-fleurs à Louiseville, avait été assassiné par balle sur sa terre à bois de Saint-Édouard-de-Maskinongé.
Le premier procès avait permis d'apprendre que la victime était depuis quelques années en conflit avec sa voisine, Solange Alarie, au sujet d'un bornage de terrain. Ce litige avait dégénéré au point d'amener celle-ci à mettre en place un plan pour tuer Jean-Guy Frigon et sa femme, Lise Alarie. Selon les prétentions de la Couronne, elle aurait réussi à entraîner Yvan Branconnier dans son funeste projet. Celui-ci lui aurait fourni un fusil de calibre 20 et l'aurait également accompagnée au bois, armé pour sa part d'une carabine de calibre 22. Solange Alarie aurait abattu d'une balle dans le dos Jean-Guy Frigon alors que Branconnier aurait tiré en direction de son gendre sans pour autant l'atteindre. En juin 2011, les policiers avaient épinglé Yvan Branconnier. Quant à Solange Alarie, elle s'était enlevée la vie tout juste avant d'être arrêtée à son tour. 
Par ailleurs, une autre requête a été déposée à la Cour d'appel par les avocats de Branconnier afin d'obtenir sa remise en liberté. La cause a été fixée au 24 juillet.