Amosi Niyonkuru devra revenir en cour le 16 septembre pour la suite de son enquête préliminaire. On se rappellera que lorsqu’il avait été remis en liberté dans les jours suivant l’accident, il avait fait des sourires et des signes de contentement aux journalistes qui l’attendaient.

Début de l’enquête préliminaire de Niyonkuru

TROIS-RIVIÈRES — L’enquête préliminaire d’Amosi Niyonkuru, a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières, en lien avec un accident mortel ayant causé la mort de Jeannot Beaupré.

On se souviendra que le 19 juillet 2018, Niyonkuru aurait tenté de fuir un policier de la Direction de la police de Trois-Rivières qui voulait l’interpeller pour une possible infraction au Code de la sécurité routière. Le jeune homme aurait alors pris la fuite avec son véhicule dans les rues de Trois-Rivières. Au bas de la côte Plouffe, son véhicule avait violemment percuté celui de Jeannot Beaupré, 63 ans. Ce dernier avait succombé à ses blessures.

Des accusations sérieuses avaient par la suite été portées contre Amosi Niyonkuru dont conduite dangereuse d’un véhicule causant la mort, délit de fuite et fuite d’un agent de la paix causant la mort.

Règle générale, l’enquête préliminaire vise notamment à déterminer si la preuve est suffisante pour justifier la tenue d’un procès. Or, l’avocat du jeune homme, Me Matthieu Poliquin, ne conteste pas le renvoi à procès. Il a même réclamé la tenue d’un procès devant jury. Il veut plutôt évaluer la crédibilité de certains témoins de la Couronne, représentée par Me Éric Boudreau. Notons ici qu’une ordonnance de non-publication, normale à ce stade des procédures, nous empêche de dévoiler le contenu de leur témoignage et de la preuve présentée au cours de la journée. Le premier témoin a été l’agent Benoît Dubé. Il a longuement expliqué en quoi avait consisté son intervention du 19 juillet auprès du prévenu. À certains moments, son témoignage sur l’accident s’est d’ailleurs avéré émotif.

Par la suite, un témoin civil a été entendu sur le comportement du prévenu au volant dans les minutes précédant l’accident.

Or, les procédures sont plus longues que prévu en raison notamment de la présence d’un interprète. L’accusé se débrouille en français mais sa langue maternelle étant le swahili, un dialecte surtout parlé en Afrique de l’Est, on a fait appel à un interprète judiciaire pour protéger ses droits linguistiques.

Les audiences vont donc se poursuivre le 16 septembre. Trois autres personnes seront appelées devant la juge Dominique Slater, dont un agent reconstitutionniste et deux témoins civils de la conduite du prévenu avant l’accident.