Réjean Michaud

De nouvelles accusations contre Réjean Michaud

SHAWINIGAN — De nouvelles accusations d’agressions sexuelles viennent d’être portées contre Réjean Michaud, ce qui porte à quatre le nombre de victimes présumées du Latuquois.

Depuis son arrestation en septembre dernier, pas moins de 11 chefs d’accusation ont été portés à ce jour contre l’individu de 68 ans. Tous sont reliés à des abus sexuels qui auraient été commis entre 2014 et 2019. Parmi les victimes, on dénombre trois mineurs, âgés de moins de 13 ans et un jeune homme de 25 ans, souffrant d’une déficience intellectuelle.

À la lumière des dénonciations autorisées contre lui par le procureur de la Couronne, Me Louis-Philippe Desjardins, Réjean Michaud se serait livré à des agressions sexuelles sur les quatre présumées victimes. On lui reproche notamment des attouchements sexuels, des incitations à des contacts sexuels, d’avoir exhibé ses organes génitaux et d’avoir produit de la pornographie juvénile.

Lors du retour du prévenu devant le tribunal ce vendredi au palais de justice de Shawinigan, l’avocate de la Défense, Me Valérie Thiffeault Duchemin a demandé à ce que ses dossiers soient tous reportés au 2 mars en expliquant que certains d’entre eux pourraient éventuellement se régler alors que d’autres pourraient être fixés à procès.

Michaud est présentement détenu dans tous les dossiers, et ce, depuis son arrestation à la suite des objections à sa remise en liberté formulées par la Couronne. Il est vrai qu’il s’agit d’un récidiviste. Michaud a en effet des antécédents en semblable matière. Il avait été reconnu coupable de contacts sexuels sur des mineurs en 1994 et 2002.

Lors de son arrestation le 25 septembre dernier, des accusations avaient été portées contre lui en lien avec deux victimes présumées. Puis, le 1er novembre 2019, une nouvelle dénonciation avait été autorisée contre lui pour une troisième victime.

En décembre, la Sûreté du Québec avait émis l’hypothèse qu’il aurait pu faire d’autres victimes dans la région. «On croit que c’est possible qu’il y ait d’autres victimes d’âge mineur en Mauricie dans les secteurs de Shawinigan, de La Tuque et de Trois-Rivières», avait indiqué la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Bien qu’il ne faisait pas partie d’organisations sportives ou récréatives liées aux enfants, il était en contact avec des jeunes. «Il s’organisait pour faire des activités avec les jeunes. Par exemple, il les invitait chez lui», avait-elle ajouté.

En effet, à la lumière de l’enquête policière, le DPCP a été en mesure de porter les nouvelles accusations le 30 janvier dernier concernant une quatrième présumée victime.