David Scott Dubé Lavoie plaide coupable

La Tuque — David Scott Dubé Lavoie a plaidé coupable à des accusations de voie de fait causant des lésions au palais de justice de La Tuque. L’individu avait été arrêté après une bagarre avec un individu d’une cinquantaine d’années au centre-ville de La Tuque en février dernier.

L’accusé était à la soupe populaire lorsqu’il y a eu une première interaction avec la victime qui lui aurait demandé de «se mêler de ses affaires» selon Dubé Lavoie.

«Il aurait tenu des propos racistes à son égard, selon l’interprétation de monsieur. Il est devenu agressif», a indiqué son avocate, Me Mélanie Ricard.

La victime a quitté les lieux pour éviter que la bagarre éclate avec David Scott Dubé Lavoie. Ce dernier a suivi sa victime jusqu’au restaurant Italia Pizzéria, tout près de l’intersection des rues Saint-François et Roy. C’est là que l’accusé a attaqué l’homme d’une cinquantaine d’années. Il l’aurait jeté par terre pour le rouer de coups.

«C’est un passant qui a maîtrisé M. Dubé Lavoie afin qu’il cesse de frapper la victime qui était quand même amochée», a indiqué Me Ricard.

À la dernière date, le juge avait ordonné que l’individu, bien connu du milieu policier, soit évalué sur sa responsabilité criminelle. Il a été déclaré responsable.

Les avocats ont soumis une suggestion commune concernant la sentence à imposer à l’individu. Le juge David Bouchard l’a entériné et à condamné David Scott Dubé Lavoie à 18 mois d’emprisonnement, moins la détention préventive. Il devra également se soumettre à une probation de 3 ans.

«On veut s’assurer qu’il y ait un suivi avec monsieur et qu’il y ait un contrôle», a noté son avocate.

David Scott Dubé Lavoie ne pourra pas communiquer avec la victime, il ne pourra pas avoir d’armes et il lui sera interdit de consommer de l’alcool ou des drogues.

L’individu d’une trentaine d’années devra également suivre les directives de son agent de probation concernant toute thérapie en lien avec un problème de toxicomanie et toute problématique de personne violente. Il lui sera imposé de poursuivre ces traitements avec un psychiatre.

«Vous êtes manifestement un danger pour le public quand vous ne prenez pas vos médicaments. Ça ressort du rapport psychiatrique qui a été présenté», a souligné le juge David Bouchard.