Roland Gingras

D'attouchement à relations sexuelles

Si on se fie au témoignage de la présumée victime de Roland Gingras, les abus sexuels ont passé de simple attouchement à des relations sexuelles avec pénétration en l'espace de quelques mois.
Gingras, 59 ans, se serait livré à des agressions sexuelles entre avril et juillet 2014 sur une femme atteinte d'une déficience intellectuelle. Son procès a commencé mardi au palais de justice de Trois-Rivières. La présumée victime a profité de son passage devant le juge Jacques Trudel pour donner des détails concernant les actes reprochés à ce citoyen de Nicolet.
La victime présumée, dont on doit taire l'identité, a raconté avoir fait la connaissance de Roland Gingras et de sa conjointe par le biais d'une activité récréative. De fil en aiguille, une relation d'amitié s'est développée. La femme allait au domicile du couple pour cuisiner et faire du bricolage. Elle a fréquenté des restaurants et Gingras lui aurait offert différents présents.
Le premier événement aurait été une caresse sur la cuisse gauche de la plaignante, alors qu'elle se faisait reconduire à son domicile par Gingras. Plus tard, Gingras aurait profité de l'absence de sa conjointe pour prendre la main de la présumée victime et la glisser dans son pantalon de pyjama. Il lui aurait demandé de le masturber, ce qu'elle affirme avoir fait même si elle ne voulait pas.
À une autre reprise, il aurait sèchement invité la femme à le rejoindre dans sa chambre, toujours en l'absence de sa conjointe. Selon la présumée victime, Gingras l'a sodomisée.
La présumée victime a précisé à la procureure de la poursuite, Me Marie-Ève Paquet, ne jamais avoir voulu poser tous ces gestes. Elle a obéi à son agresseur présumé, car elle avait peur de lui. Elle a affirmé avoir figé à la suite de différents gestes. Elle n'a jamais parlé de ces événements avec Gingras. Ce dernier lui aurait raconté qu'il se retrouverait à la rue si sa conjointe était mise au courant.
Selon cette femme, Gingras et sa conjointe disaient que ses parents n'étaient pas de bons parents. En même temps, elle ressentait un malaise en pensant à la conjointe.
La relation entre les deux individus aurait pris une autre tournure à la suite d'un rapport sexuel complet survenu dans la chambre d'amis de la résidence de l'accusé. Selon la femme, Gingras aurait fait preuve de douceur et de respect durant ce rapport sexuel. Elle dit avoir éprouvé du plaisir. Elle affirme être devenue amoureuse de lui. Mais ce sentiment a été de courte durée: quelques jours après, Gingras l'aurait forcée à lui faire une fellation.
Ayant participé à un camp d'été réservé à des personnes ayant des limitations, la victime présumée aurait été prise de cauchemars. Un moniteur aurait informé son père de la situation et elle dit avoir confié à ce dernier qu'elle avait eu des relations sexuelles avec Gingras.
Ce témoignage se poursuit jeudi.