Le procès de Guy Cossette a eu lieu au palais de justice de Shawinigan.

Cossette acquitté sur toute la ligne

SHAWINIGAN — Probablement insatisfait du verdict d’acquittement de Guy Cossette, un plaignant dans cette cause criminelle vient d’être accusé d’une menace de mort à l’égard de ce dernier, un geste qui aurait été commis peu de temps après le dévoilement de la décision du jury.

Guy Bédard, un individu de 55 ans demeurant à Trois-Rives, est un des deux plaignants dans la cause de Guy Cossette, accusé d’avoir poignardé un ancien compagnon de chasse. Ce citoyen de Saint-Roch-de-Mékinac faisait face à des accusations de voies de fait graves, d’agression armée et de port de couteau dans un dessein dangereux à la suite d’une altercation survenue en octobre 2017 dans le secteur du chemin du Domaine-de-la-Colonie à Saint-Roch-de-Mékinac.

Le procès de Cossette a débuté et a pris fin la semaine dernière au palais de justice de Shawinigan. Après avoir passé trois jours à délibérer, le jury composé de six femmes et de six hommes a acquitté l’individu de 52 ans lundi après-midi.

Quelques instants après l’annonce de la décision du jury, celle-ci a été communiquée à Guy Bédard par une personne faisant partie du système judiciaire de Shawinigan. C’est par l’entremise de cette personne que Bédard aurait proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles à l’endroit de Guy Cossette.

Guy Bédard a comparu mardi après-midi au palais de justice de Shawinigan. Il a été remis en liberté moyennant un engagement sans versement de 250 $ et le respect de différentes conditions, dont celles de ne pas communiquer avec Guy Cossette et de ne pas posséder des armes.

Le dossier de Guy Bédard a été transféré au palais de justice de La Tuque par souci de transparence, étant donné que la cause implique une personne du système judiciaire de Shawinigan. Il sera de retour devant la cour le 9 avril.

Rappelons qu’au début du procès de Guy Cossette, la procureure de la Couronne, Me Audrey-Anne Boily, avait mentionné qu’un des plaignants avait eu le ventre tranché au point d’avoir les intestins à découvert et d’avoir subi une perforation de la vésicule biliaire. Un technicien en scène de crime avait raconté avoir découvert une tache de sang humain sur la lame d’un couteau saisi par la police.

Les avocats de Guy Cossette n’ont fait appel à aucun témoin durant le procès et n’ont pas fait témoigner leur client. Selon Me Alexandre Biron et Me Jean-Sébastien Gladu, la blessure infligée à un plaignant a été causée par accident ou par légitime défense.