Amosi Niyonkuru, lors de son premier passage au palais de justice en juillet 2018.

Conduite dangereuse causant la mort: Amosi Niyonkuru cité à procès

Trois-Rivières — Amosi Niyonkuru, ce Drummondvillois de 22 ans accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort de Jeannot Beaupré, en juillet 2018 à Trois-Rivières, est cité à procès. Au terme de son enquête préliminaire, qui s’est conclue lundi midi au palais de justice de Trois-Rivières, la juge Dominique Slater a renvoyé le dossier au prochain terme des assises, soit le 5 décembre prochain, afin de fixer la date de ce procès très attendu, qui se déroulera devant juge et jury.

On se souviendra que Niyonkuru est accusé relativement à un accident survenu le 19 juillet 2018 au pied de la côte Plouffe, à Trois-Rivières, accident au cours duquel Jeannot Beaupré, 63 ans, a trouvé la mort. Niyonkuru est notamment soupçonné de conduite dangereuse causant la mort et de fuite d’un agent de la paix causant la mort, l’accusation la plus grave objectivement, qui pourrait lui valoir l’emprisonnement à perpétuité.

L’accusé est soupçonné d’avoir tenté de fuir les policiers qui souhaitaient l’intercepter en lien avec une plaque d’immatriculation impayée. Or, au cours de sa fuite, il aurait causé cet accident impliquant plusieurs véhicules, une violente collision qui a causé la mort de M. Beaupré.

Rappelons que la défense, représentée par Me Matthieu Poliquin, ne contestait pas le renvoi à procès dans cette affaire, mais souhaitait tout de même la tenue d’une enquête préliminaire, au cours de laquelle plusieurs témoins ont été entendus sur deux jours de procédures. Une ordonnance de non publication nous empêche toutefois de relater le contenu des témoignages, une procédure normale à ce stade-ci pour préserver la preuve qui sera présentée lors du procès.

Lundi matin, le procureur au dossier, Me Éric Boudreau, a fait entendre un reconstitutionniste de la Sûreté du Québec, de même que deux témoins civils dans ce dossier. Les procédures se tenaient d'ailleurs en présence d'un interprète qui traduisait tout à l'accusé en swahili, un dialecte de l'Afrique de l'Est, la langue maternelle de Niyonkuru.


Au terme de l’interrogatoire et du contre-interrogatoire des témoins, la juge Slater a cité Amosi Niyonkuru à procès et renvoyé le tout au prochain terme des assises, le 5 décembre prochain.