Christian Hould

Christian Hould veut retirer son plaidoyer de culpabilité

TROIS-RIVIÈRES — Au stade des plaidoiries sur sentence, un ancien cadre d’Hydro-Québec, Christian Hould, a annoncé vendredi qu’il voulait retirer son plaidoyer de culpabilité pour des crimes de pornographie juvénile.

La requête a été présentée au palais de justice de Trois-Rivières devant le juge David Bouchard. L’homme de 60 ans soutient qu’il ignorait alors les conséquences d’un plaidoyer de culpabilité, tout particulièrement dans ses démêlés juridiques contre Hydro-Québec à la suite de son congédiement.

Rappelons que Christian Hould de Bécancour avait été arrêté par la Sûreté du Québec. Du matériel informatique avait alors été saisi à ses domiciles. Le 20 mai 2015, il avait été accusé de possession et d’avoir accédé à du matériel de pornographie juvénile à partir de ses deux résidences, soit celles de Bécancour et de Montréal. Les faits qui lui sont reprochés auraient été commis entre le 23 février 2015 et le 20 mai 2015. Une accusation d’entreposage négligent d’un fusil de calibre .12. avait également été portée contre lui. Le prévenu avait ensuite été libéré pour la durée des procédures judiciaires mais avec des conditions.

Le 28 mai 2018, il avait accepté de plaider coupable à l’ensemble des accusations portées contre lui. Il était alors représenté par Me Simon Chartier. Il avait reçu une absolution inconditionnelle pour l’entreposage négligent d’une arme. Quant à la sentence sur les deux chefs de pornographie juvénile, elle avait été reportée au 18 décembre 2018. Des rapports présentenciel et psychosexuel avaient entre-temps été exigés.

Or, le 18 décembre, le prévenu était absent pour cause de maladie. On apprenait alors que son avocat n’avait plus le mandat de le représenter. La cause avait donc été reportée au 18 janvier pour la suite des procédures.

Selon ce que révèle la requête déposée par son nouvel avocat, Me Claude Rouleau, l’accusé a été suspendu de son emploi par Hydro-Québec le lendemain de sa comparution en 2015. Il avait ensuite été réintégré de façon conditionnelle le 6 juillet 2015. Cependant, il avait été congédié de façon définitive le 16 novembre 2015, ce qui entraîné le dépôt d’une plainte à la Commission des normes du travail pour ce congédiement qu’il considérait abusif.

Dans le cadre de ses démarches contre Hydro-Québec, il aurait appris que son plaidoyer de culpabilité viendrait anéantir toute chance de succès de recours. «Le requérant-accusé ignorait complètement que son plaidoyer de culpabilité aurait cet effet sur le dossier devant la Commission des normes du travail. Au surplus, les sommes en jeu sont importantes vu la nature du poste qu’occupait le réquérant-accusé préalablement», peut-on lire dans la requête. C’est pourquoi il soutient qu’il aurait maintenu son droit à la présomption d’innocence et demande la tenue d’un procès plutôt que de plaider coupable.

La cause sera débattue le 30 janvier.