Chad Blanchette-Linteau

Chad Blanchette-Linteau: requête en arrêt des procédures débattue

Trois-Rivières — Chad Blanchette-Linteau était de retour en cour, vendredi, dans le cadre de son procès pour des voies de fait qui auraient été infligées à un client de son salon de barbier.

Dans cette cause, l’audition sur le fond est terminée puisqu’un jugement est attendu le 5 juin. Toutefois, l’avocat de la défense Me David Edmunds avait déposé, et ce, dès le début des audiences, une requête visant à obtenir un arrêt des procédures. C’est le sujet qui a été débattu au cours de la journée.

Me Edmunds soutient que le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, a failli à son obligation de transmettre toute la preuve dont il disposait, tout particulier en ce qui concerne un appel 911 qui aurait été logé par la victime. Ce sont ses propres recherches qui lui auraient appris l’existence d’un appel aux policiers. En ce sens, il a fait témoigner une greffière de la Ville de Trois-Rivières. La défense estime qu’il y a eu violation des droits de son client et un abus de procédures.

Or, le ministère public conteste cette requête en mentionnant qu’il n’y a pas eu d’appel 911 mais plutôt un appel logé par le plaignant au poste de police. Le contenu de cet appel n’aurait été transmis au DPCP qu’en décembre dernier et ensuite, immédiatement remis à la défense. Me Poirier a d’ailleurs témoigné à ce sujet.

La décision sur cette requête en arrêt de procédures sera également rendue le 5 juin.

Rappelons que les événements au cœur de cette histoire seraient survenus le 27 septembre 2017 au salon Jack McGurn Barbier sur la rue Saint-Georges à Trois-Rivières. Le client, un homme de race noire, s’y était présenté pour se faire couper les cheveux. Il n’aurait cependant pas aimé le travail effectué par Chad Blanchette-Linteau, lui demandant à quelques reprises de faire des modifications. Le barbier se serait alors énervé et lui aurait ensuite asséné des coups de poing au point de lui infliger des lésions corporelles d’où le dépôt des accusations contre lui.

Dans le cadre de son procès, Chad Blanchette-Linteau a nié ces allégations, parlant plutôt de coups défensifs puisque, selon lui, c’est le client qui aurait frappé en premier.

On sait que Chad Blanchette-Linteau compte de nombreux antécédents judiciaires en matière de violence. Il a notamment été condamné à quatre ans de pénitencier pour avoir pris part à une fusillade en avril 2007 à Trois-Rivières.

Tout dernièrement, il a été arrêté dans le cadre d’une importante opération policière visant à démanteler un réseau de trafiquants de stupéfiants dont il serait la tête dirigeante. Depuis, il est incarcéré.