Chad Blanchette-Linteau aurait tabassé un codétenu en prison.
Chad Blanchette-Linteau aurait tabassé un codétenu en prison.

Chad Blanchette-Linteau accusé d’avoir tabassé un codétenu

TROIS-RIVIÈRES — Chad Blanchette-Linteau se retrouve une nouvelle fois dans l’eau chaude. L’homme, qui purge une peine de prison pour avoir battu un client de son salon de barbier et qui est également soupçonné d’être la tête dirigeante d’un réseau de trafic de stupéfiants, aurait tabassé un codétenu en prison le 6 avril dernier.

L’accusé a comparu lundi devant le tribunal afin de répondre à ces accusations de voies de fait causant des lésions contre une autre personne. L’événement se serait produit à l’intérieur des murs de la prison où il purge actuellement une peine de 18 mois dans un autre dossier de violence, cette fois contre un client de son salon de barbier «Jack McGurn barbier et club social» en septembre 2017. Le client s’était plaint de ne pas aimer sa coupe de cheveux, ce qui lui a valu plusieurs coups et des fractures au visage.

Pour cette nouvelle accusation, Blanchette-Linteau a dit vouloir se représenter lui-même et vouloir faire connaître tout de suite son choix, soit celui d’être jugé devant juge et jury. Le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, s’est opposé à sa remise en liberté dans ce dossier, bien qu’elle soit théorique puisqu’il est déjà détenu dans un autre dossier. Or, l’accusé a indiqué qu’il renonçait à son enquête sur remise en liberté.

«On ne perdra pas de temps avec ça, je ne veux pas ralentir les activités du tribunal et faire perdre de l’argent aux contribuables», a-t-il déclaré au juge Jacques Trudel.

Il a répété plaider non-coupable et vouloir être jugé devant juge et jury «le plus rapidement possible». Son dossier a été reporté au 11 septembre, au prochain terme des assises, moment où sera fixée sa date de procès.

Rappelons par ailleurs que Chad Blanchette-Linteau est également détenu dans le cadre de l’opération Projet Pantois, une opération policière menée par l’Escouade régionale mixte et qui avait permis le démantèlement d’un réseau de trafiquants de cocaïne en janvier 2019. Dix personnes avaient alors été arrêtées, dont Chad Blanchette-Linteau qui est soupçonné d’être la tête dirigeante de ce réseau.

Dans ce dossier, une séance de facilitation devrait avoir lieu devant un juge en septembre.