Les mois suivant la violente chute dans le parc de l'Île-Melville ont été très pénibles pour Joé Guilbeault qui s'en est tiré avec cinq vertèbres fracturées et une sévère commotion cérébrale. Pendant sa convalescence, il a pu compter sur l'appui indéfectible de sa mère Nancy.

«C'est miraculeux qu'il soit toujours là»

La vie ne tient parfois qu'à un fil et il ne suffit que d'une fraction de seconde pour que tout bascule subitement. Nancy Guilbeault et son fils Joé en sont encore bien plus conscients depuis le 21 octobre dernier.
<p>Coincé dans son corset thérapeutique, qui permettra peut-être à sa colonne de se rétablir un jour, Joé Guilbeault vient à peine de pouvoir retourner en classe, le 10 février dernier.</p>
<p>Le 21 octobre 2013, Joé Guilbeault est tombé dans un dangereux et profond précipice, ce qui lui a causé une sévère commotion cérébrale et cinq vertèbres fracturées.</p>
Plus de quatre mois après avoir violemment chuté du haut d'une falaise au parc de l'Île-Melville, pendant une sortie en plein air avec sa classe de l'école Val-Mauricie, le jeune adolescent de 14 ans est encore prisonnier des importantes séquelles causées par son accident.
Coincé dans son corset thérapeutique, qui permettra peut-être à sa colonne de se rétablir un jour, Joé Guilbeault vient à peine de pouvoir retourner en classe, le 10 février dernier. Et encore là, il doit puiser dans ses réserves d'énergie pour s'asseoir avec ses camarades de deuxième secondaire pendant toute une journée.
Néanmoins, le jeune sportif, amateur de football et de karaté, tente de garder le moral en se concentrant sur chaque petit progrès qu'il peut effectuer au cours de sa réhabilitation.
«Il sait que ce qui lui est arrivé est très grave. Il a encore de la misère à en parler. Il se compte chanceux d'être encore en vie. Il a quand même un bon moral, même si ce n'est pas toujours facile, raconte sa mère. Il va probablement conserver une scoliose et de la douleur.»
Le 21 octobre, sa chute dans un dangereux et profond précipice lui a causé une sévère commotion cérébrale et cinq vertèbres fracturées, entre autres. Depuis, son quotidien représente une longue pente vers la guérison qui ne lui permettra probablement jamais d'être complètement rétabli.
«En me rendant à l'hôpital, quand j'ai su où il était tombé, je pensais qu'il ne marcherait plus jamais», confie Mme Guilbeault, qui a dû s'absenter du travail pendant deux mois pour prendre soin de son garçon.
Évidemment, les journées sont parfois bien longues pour Joé à faire la navette entre son lit, les bancs d'école et le divan. «Il a hâte de recommencer le karaté. Il venait tout juste de passer sa ceinture noire avant son accident», note sa mère.
Pendant ce temps, Mme Guilbeault espère bien que son fils parviendra à effacer le retard accumulé en classe. Au cours de sa convalescence, des professeurs de français, anglais et mathématiques se sont déplacés à la maison pour assurer un suivi académique. Malgré tout, la fin de l'année sera corsée pour le jeune adolescent.
Resserrer la surveillance
Bien au fait que la chute de son fils aurait pu se conclure par un destin encore plus tragique, Nancy Guilbeault estime néanmoins que la Commission scolaire doit mieux encadrer les étudiants dans le cadre de sorties extérieures. Elle ne croit pas qu'un seul professeur soit en mesure de surveiller adéquatement une trentaine d'adolescents en plein air.
«C'est miraculeux qu'il soit encore là. Il ne faudrait pas que ça arrive à un autre enfant. Je suis chanceuse de l'avoir encore avec moi, confie-t-elle. Si un jeune se blesse, il faut que le professeur aille chercher des secours et qu'il laisse le groupe seul? Ou bien il envoie un jeune seul chercher de l'aide? Ce n'est pas mieux non plus. Ça prend un meilleur encadrement.»
D'ailleurs, la mère de Joé a fait parvenir des mises en demeure à la Commission scolaire de l'Énergie et au parc de l'Île-Melville à la suite de l'accident dont son fils a été victime. Mme Guilbeault n'a particulièrement pas apprécié l'attitude du réseau scolaire dans les jours suivant l'accident.