Gyno Desrosiers

Cannabis: Gyno Desrosiers apte à comparaître

Trois-Rivières — Gyno Desrosiers, le propriétaire du commerce Cannabis Québec à Nicolet qui a été arrêté deux fois pour des infractions liées à la Loi sur le cannabis, a finalement été déclaré apte à comparaître.

Au terme d’une évaluation qui a été tenue ces derniers jours, il a été conclu que le prévenu avait une bonne compréhension du système judiciaire. Celui qui se décrit comme le responsable de l’industrie du cannabis au Québec a donc pu reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires intentées contre lui mais avec de sévères conditions. Il devra notamment se soumettre à une évaluation sur sa responsabilité criminelle.

Il s’est aussi engagé pour une somme de 200 $ avec dépôt, il ne pourra pas louer un local à des fins commerciales et il devra se rapporter à la Sûreté du Québec aux deux semaines. Il lui sera interdit d’avoir des armes, du cannabis et des drogues en sa possession et de faire la promotion du cannabis.

Le dossier a été reporté au 15 janvier.

Rappelons que l’individu aurait fait la promotion du cannabis au cours des dernières semaines notamment sur les réseaux sociaux et redémarré les activités de son entreprise Cannabis Québec, et ce, en dépit d’une cause pendante en semblable matière et de ses conditions de remise en liberté lui interdisant de le faire. Il avait été arrêté le 7 novembre dernier et accusé d’avoir incité le public à commettre des infractions telles que la vente et la production de cannabis, d’avoir offert de distribuer du cannabis sachant qu’il était illicite, d’avoir fait la promotion du cannabis et enfin de bris d’engagements.

Sa précédente arrestation pour des infractions en semblable matière remonte au 10 octobre 2018 dans le cadre d’une opération qui visait des dispensaires de cannabis au Québec. Plusieurs accusations avaient alors été portées contre lui en lien avec la vente, le trafic, la possession et la promotion du cannabis à des fins criminelles. Ce dossier doit revenir le 5 décembre en Cour supérieure pour éventuellement fixer une date de procès devant jury.