Le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude McManus.

«Ça surprend, même si on est un ancien policier»

Durant sa carrière de plusieurs décennies au sein de la Sûreté du Québec, dont huit à titre de commandant du district de la Mauricie, Claude McManus en a vu de toutes les couleurs. Mais le maire de Saint-Mathieu-du-Parc est assurément troublé par les trois meurtres commis coup sur coup au sein du territoire du Centre-de-la-Mauricie, dont un dans sa municipalité.
«Ça surprend, même quand on est un ancien policier, a confié jeudi matin M. McManus. Actuellement, les gens ressentent de l'incrédulité. Par mon ancien travail, je sais qu'on n'est jamais à l'abri d'un moment de folie, d'un moment de crise d'une personne. Mais comme commandant, je n'ai jamais eu à gérer trois meurtres comme ça, en même temps.»
Le maire McManus dit ne pas connaître les personnes impliquées dans ce drame. Mais l'ancien policier essaie de faire des liens parmi les personnes qui habitent le chemin du Méandre où une femme a été assassinée. «Dans une petite communauté, ça frappe plus. Ça remue les fibres communautaires. Les gens en parlent. Tout le monde se parle pour savoir. Ça préoccupe les gens et ça secoue. Tout le monde a peur que ce soit quelqu'un qu'il connaît bien.»
Le contexte des meurtres joue aussi un rôle important dans ce dossier. «On parle de trois personnes qui seraient membres d'une même famille et qui disparaissent par de la violence. Mais cette violence est provoquée par quoi? On ne le sait pas encore, mais on va le savoir. C'est fou comme geste, quand même », ajoute. M. McManus, en rappelant que certaines situations explosives peuvent être un peu plus prévisibles quand elles mettent en scène des gens aux prises avec de la maladie mentale.