Voici une capture d'écran du blogue en question.

Blogue homophobe dénoncé à La Tuque 

À l'heure où l'homophobie est dénoncée d'un continent à l'autre, que les plus grandes villes du Québec font flotter le drapeau arc-en-ciel, que les autorités tentent de part et d'autre d'éradiquer l'intimidation sur le Web, un blogue aux propos homophobes envers des citoyens de La Tuque a été dénoncé, vendredi, et retiré de la toile très rapidement par le site qui hébergeait la page.
Si les écrits datent de 2009, ce n'est qu'aujourd'hui que les propos ont été retirés. L'auteur, toujours inconnu, soulignait d'entrée de jeu: «Je viens de La Tuque, une ville où les gens sont majoritairement normaux [...] Mais il y a des gens pires que les cawish, on les nomme les fifs. Ils sont rares dans notre belle ville, mais ils entachent notre réputation. [...] Ces gens ne devraient pas posséder le privilège d'habiter la plus belle ville du monde».
Ce n'est que vendredi qu'une des personnes visées a été mise aux faits. L'individu, originaire de La Tuque, était sous le choc. «Un de mes amis est tombé sur ça. Il m'a envoyé la page et c'est comme ça que je l'ai appris. [...] On pourrait parler longuement des propos, mais en très court, c'est dégueulasse», a-t-il lancé. 
Il faut dire que le discours à son sujet était plutôt dur. L'individu a la ferme intention de porter plainte dans les prochains jours afin de dénoncer les gestes.
«Je ne crois pas que les gens appuient les propos et la gravité de cette page. Mais, les propos de la Russie sont similaires à ça, et la lutte à l'homophobie est encore d'actualité. [...] Le progrès est plus lent dans les régions que dans les grandes villes», souligne-t-il.
Cet individu n'était peut-être pas le seul à ignorer l'existence de tels propos. Plusieurs personnes ont été salies par l'auteur à travers son discours homophobe. Il va aussi loin que de demander d'«interdire les fifs à l'école».
«Malheureusement, trop de fifs sévissent encore dans nos écoles», peut-on lire en guise d'introduction.
«Les gens normaux s'en méfient. [...] Ils frappent sans crier gare. Nous devrions bannir les fifs de nos écoles ou du moins permettre aux jeunes normaux d'emporter des armes à feu pour pouvoir se défendre contre un éventuel viol», ajoutait l'auteur.
Le blogue a été signalé en début de journée au site qui hébergeait la page. Cette dernière a été rapidement mise hors ligne. 
«On est en 2014, il faut que le lynchage public cesse, l'homosexualité n'est pas une maladie et ce n'est pas contagieux, il faut dénoncer ces actes d'intimidation», a fait savoir le Latuquois qui a dénoncé le site.
Du côté de la Sûreté du Québec, aucune enquête n'avait été ouverte, vendredi, puisqu'aucune plainte n'avait été déposée. Par ailleurs, les autorités mentionnent être toujours à l'affût de ce qui se passe sur le Web et soulignent qu'il est important de dénoncer ce type de propos.