Patricia Dellow, directrice générale du centre d’entraide Aux rayons du soleil.

Benoit Chabot n’allait pas bien

Shawinigan — Qui était Benoit Chabot, ce jeune homme de 26 ans mort sous les balles de policiers de la Sûreté du Québec, vendredi soir, dans le secteur Grand-Mère, à Shawinigan?

S’il n’était pas vraiment connu de ses voisins, il était évident pour ceux qui l’ont croisé qu’il n’allait pas bien.

Plusieurs personnes de son quartier ont raconté qu’il se promenait parfois à l’extérieur en pyjama et en pantoufles et qu’il se parlait tout seul. Son balcon était jonché de déchets.

Au centre d’entraide Aux rayons du soleil, situé dans le quartier, on l’a vu pour la première fois le 25 décembre dernier. Il cherchait des mégots de cigarettes. «Je lui ai demandé s’il avait quelque chose à manger. Il m’a répondu qu’il ne voulait pas entrer, mais qu’il n’avait rien à manger», raconte Patricia Dellow, directrice générale. Elle lui a donné de la nourriture et des cigarettes. «Ça m’a fait bien de la peine parce que c’était le 25, le jour de Noël.»

Selon cette dernière, son état s’était dégradé dernièrement. «On savait qu’il commençait à se désorganiser. (…) Il parlait tout seul et il n’allait pas bien.»

Elle a tenté de lui offrir de l’aide, mais il n’était pas réceptif. Elle n’a d’ailleurs pas le pouvoir de le conduire au centre hospitalier contre son gré. «Les derniers jours, il avait son manteau gris, bleu pâle, un pantalon de pyjama et des pantoufles. C’est extrêmement triste.»

Benoit Chabot comptait de nombreux antécédents judiciaires dont fraude, fraude à l’identité, menaces, possession d’arme ainsi que plusieurs bris de condition et de probation.