Bébé violenté pour avoir brisé des cigarettes

Dominic Tessier de Trois-Rivières a écopé, vendredi, d'une peine de 60 jours de prison pour avoir violenté un bébé de deux ans et tenté d'entraver la justice.
L'individu, né en 1974, a en effet admis s'être livré à des voies de fait simples sur un enfant en mars dernier. Il avait par la suite tenté de convaincre la mère du bébé, qui l'avait dénoncé aux policiers, de changer sa version des faits à son avantage.
Selon ce que la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Catherine Roberge, a expliqué au tribunal vendredi, Tessier n'avait pas apprécié que l'enfant s'amuse avec ses cigarettes et les brise. Il avait alors perdu les pédales et agrippé l'enfant par la gorge pour le soulever dans les airs. Une plainte avait par la suite été portée à la police. Tessier avait avoué son crime et admis, du même coup, avoir également donné des claques à l'enfant à d'autres occasions.
Il a plus tard plaidé coupable aux accusations portées contre lui avant d'entreprendre une thérapie en lien avec une problématique de consommation de stupéfiants.
Vendredi, son avocat Me Louis R. Lupien et la procureure de la Couronne, Me Roberge, ont fait une suggestion commune de sentence au juge Bruno Langelier, soit 60 jours de prison à être purgés de façon discontinue combinés à une probation de deux ans, dont 18 mois avec suivi.
Selon eux, cette peine tient compte de son plaidoyer de culpabilité, de son absence d'antécédents judiciaires, de la thérapie qu'il a suivie et de sa prise en charge personnelle, de l'absence de blessures subies par le bébé et de l'encadrement qu'il bénéficiera dans le cadre de sa probation. 
Le juge a effectivement conclu que cette peine, quoique clémente, était raisonnable dans les circonstances. Il lui a donc imposé 60 jours de prison qu'il pourra purger les fins de semaine puisqu'il occupe un emploi. 
Tessier devra également se soumettre à une probation de deux ans  au cours de laquelle il devra subir une évaluation portant sur les  risques de récidive et sa dangerosité. Il devra aussi suivre toutes les recommandations de son agent de probation en lien avec cette évaluation et une éventuelle thérapie sur la gestion de la colère. Il lui sera également interdit de consommer drogue et alcool pendant 15 mois.