Avik Caron

Avik Caron est accusé de voies de fait et menaces de mort

Avik Caron devra finalement répondre de ses actes pour son esclandre dans le box des accusés lors du prononcé de sa sentence pour le vol de sirop d'érable.
Mardi, il a été formellement accusé de voies de fait et de menaces de mort contre les agents de services correctionnels. On se rappelle que l'individu avait fait une crise de colère le 21 avril dernier en apprenant qu'il était condamné à une peine de 72 mois de prison et des amendes compensatoires de 1,7 million $ pour sa participation au vol de 18,7 millions $ en sirop d'érable.
Reconnu pour son impulsivité, il avait en effet explosé dans le box des accusés, réclamant un nouveau procès et accusant son avocate de l'avoir mal conseillé. Devant le refus du juge Jacques Lacoursière, il avait donné un coup de poing dans la porte menant au quartier cellulaire pour ensuite s'en prendre à l'agent des services correctionnels qui tentait de le calmer en le bousculant et en le menaçant de lui casser la gueule. Une plainte criminelle avait ensuite été portée. 
Il a donc été ramené devant le tribunal mardi matin pour sa comparution. Son dossier a été reporté au 21 août. 
Rappelons que Caron avait auparavant plaidé coupable à trois accusations, soit d'avoir fraudé L'Industrielle Alliance entre 2010 et 2011 et d'avoir volé et fait le trafic de sirop d'érable entre 2011 et 2012. Avec l'aide de plusieurs complices, il avait en effet subtilisé 9571 barils de sirop d'érable dans l'entrepôt de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec à Saint-Louis-de-Blandford. Par le biais de Richard Vallières, le sirop avait ensuite été écoulé à l'extérieur du Québec.