La députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif.

Aucune sanction contre Marie-Louise Tardif

Trois-Rivières — La députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, n’est pas sanctionnée par la Commissaire à l’éthique et à la déontologie du Québec concernant l’entreposage des anciens meubles du bureau de Julie Boulet dans les locaux du Parc de l’île Melville, l’ancien employeur de la nouvelle députée. Bien qu’il ne sanctionne pas la députée de la Coalition avenir Québec, la Commissaire à l’éthique estime que Marie-Louise Tardif aurait dû agir autrement.

La Commissaire conclut que la députée n’a pas évité «tout conflit survenu entre l’exercice de sa charge de députée et sa fonction de directrice générale du Parc, et ce, dans le cadre du transfert des biens meubles auparavant situés dans le bureau de circonscription de Grand-Mère».

Toutefois, la Commissaire à l’éthique et à la déontologie conclue que la députée de Laviolette-Saint-Maurice n’a pas commis de manquement aux articles 11, 16 et 36 du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale «concernant respectivement l’incompatibilité de fonctions, l’interdiction de favoriser certains intérêts et l’utilisation des biens et services de l’État».

«Dès le lendemain de mon élection, j’ai informé le bureau de la Commissaire à l’éthique et à la déontologie de ma situation. Je reconnais que ma situation a pu engendrer une certaine confusion. J’ai offert toute ma collaboration à l’enquête, et je suis satisfaite que la Commissaire le reconnaisse dans son rapport», explique la députée dans un communiqué.

Lorsque ces événements ont été rendus publics, Marie-Louise Tardif s’était défendue en disant qu’elle avait entreposé les meubles au Parc de l’île Melville par manque de bénévoles au Centre Roland-Bertrand. La Commissaire a jugé que la députée «croyait sincèrement à l’urgence d’agir» et que cette dernière «était de bonne foi dans sa prise de décision».

De plus, sans le lien entre Marie-Louise Tardif et le Parc de l’île Melville, cet organisme aurait pu se qualifier pour recevoir le don de meubles à titre d’organisme sans but lucratif.