Alexis Vadeboncoeur

Alexis Vadeboncoeur reste détenu

Shawinigan — Alexis Vadeboncoeur a échoué dans sa tentative de reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires.

Au terme d’une enquête sur caution tenue, vendredi, au palais de justice de Shawinigan, le juge Jacques Trudel a refusé de le remettre en liberté en raison du risque de récidive.

Son avocat, Me André Melancon, a pourtant tenté de convaincre le juge des efforts de réhabilitation entrepris par son client depuis sa sortie de prison, mais les garanties offertes n’étaient pas suffisantes. Certes, les plus récentes incartades reprochées à Alexis Vadeboncoeur ne sont pas d’une extrême gravité. Or, son passé judiciaire incluant ses bris de condition et ses problématiques personnelles ont pesé dans la balance. Notons qu’une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler le contenu de la preuve et des témoignages entendus.

Le 18 février dernier, alors qu’il entamait sa première journée au Carrefour formation Mauricie, il aurait menacé un élève âgé de 18 ans. Selon les policiers qui l’ont arrêté, il était même en possession d’un couteau. Son véhicule et un logement de la rue Georges à Shawinigan avaient ensuite été perquisitionnés. Une imitation d’arme de poing avait été trouvée dans son véhicule.

Les enquêteurs avaient aussi mis la main sur une quarantaine de grammes de cannabis. Il avait donc été accusé d’avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles, d’avoir eu en sa possession un couteau dans un dessein dangereux ainsi qu’une arme à feu alors que cela lui était interdit, de vente de cannabis et de possession dans le but d’en faire le trafic.

Les policiers avaient découvert chez lui des affiches quelque peu particulières, laissant croire qu’il faisait la promotion de ses services comme livreur d’alcool, de tabac et de cannabis. «Ce sont des affiches sur lesquelles il était inscrit ‘‘legal seller’’, ‘‘livraison rapide’’ et ‘‘secteur de Trois-Rivières et Shawinigan’’. Il y avait aussi le logo de la SQDC», avait expliqué la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Sa cause a été reportée au 26 mars.

Vadeboncoeur est bien connu pour ses frasques judiciaires et plus précisément pour son arrestation filmée le 2 février 2013 à la suite d’un vol qualifié dans une pharmacie. Les quatre policiers de Trois-Rivières qui avaient procédé à cette arrestation avaient par la suite fait face à la justice: trois d’entre eux avaient été acquittés alors que le quatrième avait été déclaré coupable de voie de fait simple.

Pour sa part, Vadeboncoeur avait été condamné à purger une peine de quatre ans et demi de prison après avoir plaidé coupable, en avril 2014, à plusieurs accusations dont deux vols qualifiés dans la même pharmacie du boulevard des Récollets, à Trois-Rivières. Il a pu reprendre sa liberté complète en novembre dernier.