Alexis Vadeboncoeur est présentement recherché par les policiers après avoir enfreint ses conditions de remise en liberté.

Alexis Vadeboncoeur recherché par la police

Alexis Vadeboncoeur devra de nouveau faire face à la justice, cette fois-ci pour avoir enfreint ses conditions de remise en liberté en mettant fin à sa thérapie contre la drogue.
Un mandat d'arrestation a d'ailleurs été émis contre lui, hier après-midi. Au moment de mettre sous presse, il était toujours recherché par les policiers.
Le jeune homme, dont l'arrestation musclée par les policiers de Trois-Rivières avait défrayé les manchettes en février 2013, devait en effet séjourner à la maison Toxi-co-Gîtes d'Upton en vertu d'un ordre du tribunal. Il s'y trouvait depuis novembre dernier et devait y suivre une thérapie fermée de six mois.
Or, il aurait omis de respecter les règlements de la maison au point de risquer l'expulsion. Lundi soir, il aurait même quitté les lieux sans en avoir eu l'autorisation. C'est pourquoi on lui reproche d'avoir brisé ses engagements en omettant entre autres d'avoir une bonne conduite, de ne pas avoir complété sa thérapie et de ne pas être demeuré au centre.
La liste des démêlés judiciaires de Vadeboncoeur n'en finit plus de s'allonger. Ce n'est pas la première fois en effet qu'il est accusé d'avoir brisé ses engagements et ses conditions de remise en liberté.
On se rappellera qu'en novembre dernier, trois mois après avoir complété une première thérapie et recouvré une liberté provisoire, le jeune homme avait été interpellé avec un peu plus d'un gramme de marijuana dans sa résidence. Des accusations de possession de stupéfiants et de bris de conditions avaient alors été portées.
Le tribunal avait par la suite accepté de le remettre en liberté mais sous conditions dont celle de suivre cette autre thérapie à Upton. Son père avait dû fournir un engagement avec dépôt de 1000 $ et une caution sans dépôt de 5000 $. Le jeune Vadeboncoeur avait pour sa part offert une garantie sans dépôt de 1000 $.
En d'autres mots, c'était la deuxième fois que le prévenu est accusé d'enfreindre ses conditions de remise en liberté depuis le début de ses démêlés judiciaires le 2 février dernier.
On sait qu'il est soupçonné d'avoir braqué une pharmacie pour s'emparer de narcotiques et d'un peu d'argent. Il avait été accusé de vol qualifié, de braquage d'une arme à feu, de port de déguisement, de possession de stupéfiants pour fins de trafic et d'entrave au travail des policiers.
Or, son arrestation musclée, qui avait été filmée par une caméra de surveillance du Cégep de Trois-Rivières, avait conduit au congédiement de deux policiers, à la suspension de deux autres et au dépôt d'une poursuite civile contre ceux-ci.
Vadeboncoeur devait en principe revenir devant le tribunal au prochain terme des assises le 28 avril pour tous ses dossiers.