Alexis Vadeboncoeur a de nouveau été amené au palais de justice de Shawinigan, lundi, afin de comparaître pour deux nouvelles affaires de voies de fait et harcèlement, des faits qui auraient été commis contre la même personne au cours des derniers mois.

Alexis Vadeboncoeur encore dans l’eau chaude

SHAWINIGAN — Alexis Vadeboncoeur n’en a visiblement pas fini avec la justice. Déjà détenu dans une affaire de vente et distribution de cannabis, il a de nouveau été amené au palais de justice de Shawinigan, lundi, afin de comparaitre pour deux nouvelles affaires de voies de fait et harcèlement, des faits qui auraient été commis contre la même personne au cours des derniers mois.

Vadeboncoeur, qui s’est rendu célèbre malgré lui pour avoir fait l’objet d’une arrestation musclée par des policiers de Trois-Rivières en février 2013, purge actuellement une peine de 15 mois de prison pour les dossiers mentionnés plus haut. Il avait en effet plaidé coupable, en mai dernier, à des accusations de vente et distribution de cannabis, vente de cannabis à deux agents doubles et d’avoir offert du cannabis à des adultes. Il s’était alors retrouvé devant la justice après avoir été soupçonné d’avoir menacé un élève du Carrefour formation Mauricie à son premier jour sur les bancs d’école, alors qu’il aurait été en possession d’un couteau. Les accusations en lien avec ces menaces sont toutefois tombées après des discussions entre la Couronne et son avocat.

Lundi, il a une fois de plus comparu devant le juge David Bouchard pour faire face à deux chefs d’accusation, soit voies de fait et harcèlement. Selon nos informations, les faits concernant les voies de fait seraient survenus avant son incarcération pour les infractions liées au cannabis. Toutefois, la présumée victime aurait porté plainte après son incarcération.

Les accusations portant sur le harcèlement se rapportent, quant à elles, à des faits qui seraient survenus alors qu’il était incarcéré, mais concernent toujours la même personne.

Lundi, un mandat d’amener a donc été délivré afin de faire comparaitre Alexis Vadeboncoeur devant le juge, étant donné qu’il était incarcéré. Une disposition qui a toutefois été questionnée par son avocat, Me André Melançon, étant donné que le prévenu avait signé, en juillet dernier, une promesse de comparaître aux enquêteurs venus le rencontrer en prison en lien avec cette affaire.

La procureure de la Couronne, Me Catherine Vincent, a toutefois plaidé qu’elle devait procéder par mandat d’amener, étant donné que l’accusé était détenu et qu’il ne lui était pas possible de se présenter au palais de justice de son plein gré.

Dans le box des accusés, Vadeboncoeur a paru irrité et exaspéré de la situation, au point où le juge a dû le rappeler à l’ordre. Alexis Vadeboncoeur a souvent pris la parole même s’il n’y était pas invité, non seulement pour dénoncer qu’on tentait de lui mettre des bâtons dans les roues alors qu’il essayait de reprendre sa vie en main et qu’il était admissible, dans quelques mois, à une libération conditionnelle, mais également pour se plaindre que les accusations avaient une nouvelle fois été autorisées par la même procureure au dossier.

Le juge David Bouchard l’a invité à faire preuve de retenue devant cette escalade de mots, ce à quoi il a fini par obtempérer, non sans démontrer de l’impatience.

Bien qu’il soit détenu dans un autre dossier, Me Catherine Vincent s’est opposée à sa remise en liberté dans la présente affaire. Son enquête sur remise en liberté se tiendra mercredi au palais de justice de Shawinigan.

Ces nouvelles procédures pourraient avoir une incidence sur l’admissibilité de Vadeboncoeur à une libération conditionnelle, qu’il espérait pouvoir obtenir en décembre prochain.

En attendant, le juge lui a imposé certaines conditions, dont celle de ne communiquer en aucun moment et d’aucune façon avec la présumée victime dans cette affaire. Il reviendra devant le tribunal mercredi pour son enquête sur remise en liberté.

Par ailleurs, rappelons que la décision relative à la poursuite civile de 490 000 $ intentée par Alexis Vadeboncoeur contre les quatre policiers qui avaient procédé à son arrestation en février 2013 est attendue au cours des prochaines semaines. Le procès s’était tenu à l’hiver dernier devant la juge Marie-Paule Gagnon, et une décision était attendue dans un délai de six mois.