Alexis Vadeboncoeur

Alexis Vadeboncoeur encore dans l'eau chaude

SHAWINIGAN — À son retour sur les bancs d’école, il n’aura fallu que deux heures à Alexis Vadeboncoeur pour se faire montrer la porte de sortie les menottes aux poignets. En effet, à sa première journée au Carrefour formation Mauricie, lundi, ce jeune homme de 25 ans, bien connu pour ses frasques judiciaires, aurait menacé un autre élève âgé de 18 ans. En plus, lors de son arrestation, les policiers ont découvert qu’il était en possession d’un couteau.

Sept chefs d’accusation ont été portés contre lui, mardi matin, au palais de justice de Shawinigan, soit d’avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles, d’avoir eu en sa possession un couteau dans un dessein dangereux ainsi qu’une arme à feu alors que cela lui était interdit. Il s’agirait en fait d’une imitation d’arme de poing. Les autres accusations ont trait à la Loi sur le cannabis. Il est accusé de vente de cannabis et de possession dans le but d’en faire le trafic.

Sans surprise, la Couronne s’est opposée à sa remise en liberté. Il a accepté que son enquête sur remise en liberté soit
reportée au-delà du délai de trois jours. Il reviendra donc devant la cour lundi.

Les policiers de la Sûreté du Québec ont arrêté Vadeboncoeur, vers 11 h 40, au Carrefour formation Mauricie, un centre de formation professionnelle, situé sur la rue Albert-Tessier, à Shawinigan. Son véhicule et un logement de la rue Georges à Shawinigan ont été perquisitionnés. L’imitation d’arme de poing a été trouvée dans son véhicule. Les enquêteurs ont aussi mis la main sur une quarantaine de grammes de cannabis. 

De plus, il semble que Vadeboncoeur voulait faire la promotion de ses services comme livreur à domicile de divers produits comme l’alcool, le tabac et le cannabis. En effet, les policiers ont découvert chez lui des affiches quelque peu particulières. «Ce sont des affiches sur lesquelles il était inscrit «legal seller», «livraison rapide» et «secteur de Trois-Rivières et Shawinigan». Il y avait aussi le logo de la SQDC», explique la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Il n’est pas près de remettre les pieds au Carrefour formation Mauricie. «Il est suspendu de façon permanente», affirme Renée Jobin, porte-parole de la Commission scolaire de l’Énergie. 

«Tout a été fait pour assurer la sécurité des élèves. On a incité la personne qui a été victime de menaces à communiquer tout de suite avec la Sûreté du Québec pour porter une plainte formelle», ajoute-t-elle.

Le dernier passage de Vadeboncoeur devant le tribunal remonte à seulement un an. Il avait plaidé coupable à une accusation de possession de cannabis synthétique et avait écopé d’une sentence de 30 jours de prison. Ceux-ci devaient être purgés de façon concurrente à une peine qui lui avait été imposée en décembre  puisque les deux infractions étaient survenues lors du même événement.

Vadeboncoeur est surtout connu pour avoir fait l’objet d’une arrestation musclée de la part de policiers de Trois-Rivières le 2 février 2013 à la suite d’un vol qualifié dans une pharmacie. Les quatre policiers qui avaient procédé à cette arrestation avaient par la suite fait face à la justice. À la suite d’un retentissant procès, trois d’entre eux avaient été acquittés sur toute la ligne alors que le quatrième avait été déclaré coupable de voie de fait simple.

Pour sa part, Vadeboncoeur avait été condamné à purger une peine de quatre ans et demi de prison après avoir plaidé coupable, en avril 2014, à plusieurs accusations dont deux vols qualifiés dans la même pharmacie du boulevard des Récollets, à Trois-Rivières. Libéré d’office
après avoir purgé les deux tiers de sa peine en mars 2017, sa liberté avait été révoquée en décembre de la même année en raison de sa condamnation pour possession de cannabis. Sa peine devait se terminer à l’automne 2018. Il était donc en liberté depuis seulement quelques mois lors de son arrestation lundi.