Alexis Vadeboncoeur a été hospitalisé après avoir fait une crise d'épilepsie, semble-t-il.

Alexis Vadeboncoeur en cavale depuis un mois

Alexis Vadeboncoeur est recherché par la police depuis maintenant un mois. Et plus la cavale du jeune homme se prolonge, plus il risque de se faire taper fort sur les doigts lorsque la justice l'aura retracé.
Un mandat d'arrestation a été émis le 6 janvier contre celui qui avait été arrêté de façon musclée par les policiers de Trois-Rivières il y a un an, alors qu'il aurait commis un vol qualifié dans un commerce. Vadeboncoeur a enfreint ses conditions de remise en liberté en mettant un terme à sa thérapie contre la consommation de drogue.
Il avait amorcé en novembre une thérapie fermée de six mois à la maison Toxi-co-Gîtes d'Upton. Il aurait quitté les lieux sans autorisation et aurait fait fi de certains règlements de la maison lorsqu'il s'y trouvait.
Malgré les recherches entreprises par la Sûreté du Québec pour le retrouver, Vadeboncoeur court toujours.
«Il n'a toujours pas été arrêté, confirme le sergent Hugo Fournier, porte-parole de la SQ. Des démarches d'enquête ont été faites au cours du dernier mois pour tenter de le localiser.»
La SQ a notamment fait des vérifications auprès des proches d'Alexis Vadeboncoeur et dans les endroits qu'il pourrait fréquenter. Le sergent Fournier confirme que les recherches se poursuivent.
Me René Duval, l'avocat de Vadeboncoeur, ignore ce qu'il advient de son client.
«Ça fait plusieurs jours que je n'ai pas de nouvelles de lui», raconte-t-il.
Ce dernier explique que la disparition d'Alexis Vadeboncoeur n'a pas vraiment d'impact à court terme sur la cause au civil qu'il a intentée contre des policiers trifluviens ayant procédé à son arrestation il y a un an. Mais pour ce qui est de son dossier en cour criminelle, les choses sont différentes.
«Quand il va revenir, il s'expose à une sentence plus sévère pour bris de condition. Le fait de quitter la maison de thérapie, c'est un bris de condition. Plus le bris se prolonge, plus la sentence risque de s'allonger. Je réserve mon jugement à savoir dans quelles circonstances il en serait venu à quitter cette maison-là. Il faut que j'attende d'avoir tous les faits», explique Me Duval, qui n'a pas encore obtenu la version de la direction de la maison de thérapie quant au départ précipité d'Alexis Vadeboncoeur.
En plus d'être accusé de vol qualifié, Vadeboncoeur fait face à des accusations de braquage d'une arme à feu, de port de déguisement, de possession de stupéfiants dans le but de trafic et d'entrave au travail des policiers.