Alexis Vadeboncoeur a été hospitalisé après avoir fait une crise d'épilepsie, semble-t-il.

Alexis Vadeboncoeur court toujours

En cavale depuis qu'il a quitté pour des raisons nébuleuses, lundi dernier, la maison de thérapie où il se trouvait, Alexis Vadeboncoeur n'a pas encore été retracé par les policiers.
Le jeune homme, dont l'arrestation musclée en février 2013 avait défrayé les manchettes, fait donc toujours l'objet d'un mandat d'arrestation pour avoir enfreint ses conditions de remise en liberté en mettant fin à la thérapie qu'il suivait à la maison Toxi-co-Gîtes d'Upton en Montérégie afin de se débarrasser de sa dépendance à la drogue. Il s'y trouvait depuis le mois de novembre et selon l'ordonnance de la cour, il devait y rester pendant six mois.
Le porte-parole de la Sûreté du Québec, le sergent Hugo Fournier, indique que la cavale de Vadeboncoeur n'a pas entraîné de déploiement particulier d'effectifs. Il assure néanmoins que les policiers sur le terrain portent une attention particulière lors des patrouilles.
«Nous faisons des vérifications aux endroits où il pourrait se trouver», explique-t-il.
De son côté, l'avocat de Vadeboncoeur, Me René Duval, ne sait pas où se cache son client et ce qu'il peut bien faire en ce moment.
«Je lui ai parlé lundi en fin d'après-midi et je n'ai aucune indication qui aurait pu me faire penser ou supposer que ça n'allait pas là-bas. À chaque fois que le téléphone sonne, j'espère que ça soit lui. Il n'y a personne qui échappe à la police aujourd'hui. C'est certain que les policiers vont le retracer. Ce n'est qu'une question de temps», mentionne Me Duval.
La direction de la maisonToxi-co-Gîtes a quant à elle refusé d'élaborer sur les raisons du départ de Vadeboncoeur, prétextant que les dossiers de ses actuels ou anciens résidents sont confidentiels.
C'est la seconde fois que Vadeboncoeur enfreint ses conditions depuis le début de ses démêlés avec la justice. Après avoir complété une première thérapie en novembre et recouvré sa liberté provisoire, il avait été interpellé par les policiers alorsqu'il se trouvait en possession d'un peu plus d'un gramme de marijuana.
Rappelons que l'arrestation de Vadeboncoeur avait été filmée par une caméra de surveillance du Cégep de Trois-Rivières, ce qui a conduit au congédiement de deux policiers, à la suspension de deux autres et au dépôt d'une poursuite civile contre ceux-ci.
Il avait été arrêté car il est soupçonné d'avoir perpétré un vol à main armée dans une pharmacie du boulevard des Récollets pour s'emparer de narcotiques et d'un peu d'argent.