Alexandre Gareau déclaré délinquant à contrôler

TROIS-RIVIÈRES — Alexandre Gareau a été déclaré délinquant à contrôler pour les dix prochaines années et condamné à une peine de 43 mois et demi de prison pour des crimes de pornographie juvénile et des leurres informatiques.

L’individu de 24 ans est en effet considéré comme un récidiviste en matière de pornographie juvénile. Il a déjà été condamné dans le passé à deux ans de pénitencier pour distribution de pornographie juvénile et attouchements sexuels sur un mineur en 2013. Or, il a récidivé à sa sortie de la maison de transition.

En octobre 2016, un employé de Facebook a sonné l’alerte auprès des autorités concernant un utilisateur qui rendait accessible de la pornographie juvénile. L’enquête a donné lieu à l’arrestation d’Alexandre Gareau le 14 juin 2017. Les policiers avaient retrouvé dans ses ordinateurs et ses téléphones 545 fichiers de pornographie juvénile. Sur ceux-ci, on pouvait surtout y voir des garçons âgés entre 8 et 10 ans.

Gareau avait aussi commis des délits de leurre informatique avec des jeunes âgés de 12 ans. Il avait notamment communiqué avec l’un d’eux entre janvier et avril 2017 pour échanger des photos explicites. Avec l’autre, des gestes de masturbation mutuelle avaient été faits à une quinzaine de reprises entre juin 2016 et juin 2017 via une webcam.

En octobre 2017, il a donc plaidé coupable aux chefs de leurre, mais aussi à ceux d’accession, possession et distribution de pornographie juvénile en 2016 et 2017 à Shawinigan et Trois-Rivières.

Enfin, il avait plaidé coupable à des bris de conditions au Registre des délinquants sexuels puisqu’il lui était notamment interdit d’aller sur internet.

Pour tous ces délits, le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, avait demandé une évaluation dans une institution psychiatrique visant à déterminer son degré de dangerosité. Les conclusions de celles-ci ont révélé qu’Alexandre Gareau répondait aux critères de délinquant à contrôler et qu’il avait besoin d’un suivi en raison d’un risque de récidive.

Les discussions avec l’avocat de la défense, Me Matthieu Poliquin, ont donné lieu à une suggestion commune de sentence, soit une peine de 43 mois et demi de prison. En tenant compte de la détention préventive de 19 mois et demi, il lui reste donc 24 mois à purger. On a aussi proposé qu’il soit déclaré délinquant à contrôler pour les dix prochaines années et qu’il soit inscrit au Registre des délinquants sexuels à vie.

Lors des représentations, Me Poliquin a rappelé que son client n’avait pas été menaçant envers les jeunes et n’avait pas tenté d’imposer la loi du silence. Il a aussi précisé qu’il avait collaboré avec les policiers, qu’il avait plaidé coupable et qu’il était au courant de sa problématique, d’où l’importance d’un suivi.

Après avoir pris la suggestion en délibéré, le juge Jacques Trudel a accepté de l’entériner puisqu’elle était raisonnable et appropriée dans les circonstances.