Alexandre Courtemanche a plaidé coupable au palais de justice de La Tuque.

Alexandre Courtemanche plaide coupable

Alexandre Courtemanche était de retour au palais de justice de La Tuque mardi. L'individu, qui n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice, a plaidé coupable à des accusations de bris de conditions et d'avoir exercé des voies de fait contre deux agents de la paix.
L'accusé était sous le coup d'une ordonnance de probation de deux ans qui lui interdisait, entre autres, de consommer de l'alcool et de communiquer avec une personne âgée de moins de 16 ans.
Alexandre Courtemanche avait été aperçu visiblement intoxiqué avec une bière à la main le 23 mai dernier au parc des Érables à La Tuque. Il était en train de parler avec un enfant d'environ 8 ans.
«Les policiers ont reçu trois ou quatre appels simultanément au poste pour souligner que monsieur était en bris de condition, notamment d'un enquêteur de la Sûreté du Québec», a expliqué son avocate, Me Mélanie Ricard.
Les policiers l'avaient alors mis en état d'arrestation et il a avoué avoir résisté devant le Tribunal. 
«Ils ont dû se mettre à quatre policiers pour le descendre des estrades et l'embarquer dans la voiture de police», a relaté son avocate.
Il aurait donné des coups de pied aux policiers et il aurait également tenté de mordre un policier à plusieurs reprises dans le véhicule.
Le juge David Bouchard a ordonné la confection d'un rapport présentenciel et d'un rapport sexologique à la demande des avocats.
«C'est une situation particulière», a fait remarquer Me Mélanie Ricard.
«Le dossier est très connu à La Tuque. Il est catalogué comme «pédophile», malgré qu'il n'y ait aucune infraction de nature sexuelle qui se soit produite sur un enfant. [...] On veut éclaircir la situation et éliminer le risque», a-t-elle expliqué.
Alexandre Courtemanche reviendra devant le tribunal en décembre pour les représentations sur sentence. Entre-temps, l'accusé poursuivra la thérapie qu'il a entreprise lors de sa remise en liberté.
Rappelons qu'en septembre 2016, il avait plaidé coupable à une autre accusation de voies de fait contre un agent de la paix, à plusieurs bris de conditions et à un bris d'engagement. L'individu avait été acquitté au même moment d'avoir proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles aux élèves de l'école Centrale à La Tuque.
Le juge lui avait alors imposé 100 heures de travaux communautaires et une probation pour une période de deux ans.
En 2015, Alexandre Courtemanche avait été acquitté des accusations de tentative de contacts sexuels. Il avait toutefois été déclaré coupable de voies de fait contre un agent de la paix agissant dans l'exercice de ses fonctions.