Christine Laliberté est directrice du programme de santé mentale adultes et dépendances et directrice par intérim du programme jeunesse, famille et santé publique au CSSS.

Aide aux victimes: interventions d'urgence

La tuerie du secteur de Trois-Rivières-Ouest a entraîné l'arrivée en scène d'une équipe d'urgence d'intervention du Centre de santé et des services sociaux de Trois-Rivières qui a pris contact directement avec les familles des victimes et qui a aussi pris soin de nombreux élèves du Collège Marie-de-l'Incarnation.
Des intervenants psychosociaux ont communiqué avec les familles des victimes du drame pour offrir leurs services. Ils ont fait de même avec le CMI, à la demande de la direction de l'école, car la plus jeune des soeurs assassinées fréquentait cette école.
«On a une intervenante psychosociale formée en mesure d'urgence pour évaluer sur le terrain quels sont les besoins. Dix-huit intervenants ont été envoyés au CMI, mardi, pour rencontrer les élèves afin de les faire verbaliser sur la situation et pour gérer le trop plein d'émotion», explique Christine Laliberté, directrice du programme de santé mentale adultes et dépendances et directrice par intérim du programme jeunesse, famille et santé publique au CSSS.
Autant les familles des victimes que les gens du CMI ont été relancés par l'équipe du CSSS dans les jours suivants. La volonté de l'équipe d'intervenants est de bien soutenir les personnes touchées par le drame et de déceler celles qui ont besoin de plus qu'une oreille attentive.
«L'accueil psychosocial est la porte d'entrée pour les services psychosociaux et mentaux, explique Mme Laliberté. Les services psychosociaux sont pour les interventions à court terme. Si la personne est dépressive, on va la diriger vers les services de santé mentale de première ligne. Une équipe de professionnels va assurer le suivi sur du moyen terme. Mais si la personne suivie en première ligne présente un trouble dépressif plus sévère, on va la référer à la deuxième ligne: un suivi sera fait avec un psychiatre et le traitement sera assuré par le psychiatre et une équipe interdisciplinaire.»
Ces services de soutien aux personnes en crise sont offerts pour tout le monde, que ce soit pour des personnes qui sont victimes d'un drame ou pour celles qui sentent qu'elles sont sur le point de commettre l'irréparable. De plus, le CSSS est présent dans les écoles avec des intervenants.
Les personnes qui ont besoin d'un soutien peuvent composer le 8-1-1 afin de contacter le service téléphonique Info-social.