Pascal Jean a écopé d'une peine de 21 mois de prison, assortie d'une probation de deux ans avec suivi.

Agressions sexuelles sur des inconnues: neuf mois pour Éric Dumont

Éric Dumont, 35 ans de Louiseville, a écopé, jeudi, d'une peine de neuf mois de prison pour des agressions sexuelles commises en juillet dernier sur deux femmes, dont une mineure.
La juge Guylaine Tremblay a cependant conclu qu'outre la sentence d'emprisonnement, Dumont se devait d'être encadré fermement par le biais d'une probation compte tenu de ses limitations cognitives importantes et de sa schizophrénie.
Une fois sa peine complétée, il devra donc se soumettre à une probation de deux ans avec suivi pendant ces deux ans.
Au cours de cette période, il devra respecter les conditions usuelles mais aussi demeurer dans un endroit approuvé par son agent de probation et suivre toutes ses recommandations. Il devra également prendre la médication prescrite par son médecin et se soumettre aux traitements proposés par celui-ci. Il lui est également interdit de communiquer avec les victimes directement ou indirectement et de consommer alcool et drogue.
Rappelons qu'Éric Dumont a agressé deux inconnues les 14 et 16 juillet dernier à Louiseville. La première n'avait que 16 ans. Elle attendait à l'extérieur, devant une école de conduite, lorsqu'il l'a aperçue en circulant à vélo. Il l'a alors agrippée par la taille, l'a forcée à entrer dans l'école pour ensuite lui prendre les seins. C'est un professeur qui s'est porté à la défense de l'adolescente.
Puis, deux jours plus tard, il a sauté dans le dos d'une femme de 47 ans qui caressait un chien dans un parc, l'a encerclé de ses bras afin de lui toucher les seins et les parties génitales. Cette fois-ci, il a été chassé par un ami de la dame.
Le 17 juillet, Éric Dumont a donc été arrêté et accusé d'agression sexuelle et de séquestration sur la mineure et d'attouchements sexuels sur la deuxième victime.
Il a été remis en liberté au début d'août mais sous conditions dont celle de demeurer dans une ressource spécialisée de Notre-Dame-de-Mont-Carmel. Le hic est qu'il a été surpris à consommer des méthamphétamines. Il a plus tard été envoyé dans un autre centre, soit la Maison Batiscan, d'où il a finalement été expulsé le 17 février. Depuis, il était détenu.
Les représentations sur sentence ont été faites plus tôt cette semaine par la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge et l'avocate de la défense, Me Karine Bussières. À la lumière de leurs plaidoiries, la juge a tenu compte des problématiques de santé mentale du prévenu et de sa toxicomanie. Il était d'ailleurs sous l'effet de la drogue lors de la perpétration des deux infractions.
Certes, les crimes avaient des circonstances aggravantes. On parle ici de deux victimes, dont une mineure. Qui plus est, elles ont toutes les deux subi des séquelles importantes.
Par contre, le tribunal a conclu que ses limitation cognitives diminuaient de beaucoup sa capacité d'introspection. C'est pourquoi l'encadrement via une probation était essentiel entre autres pour favoriser sa réhabilitation. Quant à sa peine de prison, elle a été amputée de la détention préventive déjà purgée, de sorte qu'il lui reste sept mois et une semaine à purger.
Par ailleurs, Dumont n'en a pas fini avec la justice. Il doit aussi répondre à des accusations d'agression sexuelle et de séquestration à l'endroit d'une femme qu'il aurait déjà fréquentée dans le passé.
Les deux événements sont survenus les 8 et 10 juillet dernier. La date de son procès devrait être fixée lundi.