René Garceau a admis s'être livré à des agressions sexuelles sur des personnes mineures dans les années 80 et 90.

Agressions sexuelles sur des enfants: le brigadier scolaire René Garceau plaide coupable

René Garceau, 71 ans, a plaidé coupable à la majorité des chefs d'accusations portés contre lui pour des crimes sexuels commis sur des personnes mineures.
Lors de son retour au palais de justice de Shawinigan, l'ex-brigadier scolaire a en effet admis s'être livré à des attentats à la pudeur et des agressions sexuelles sur trois personnes différentes dans les années 80 et 90.
Les premiers événements reprochés à ce résident de Shawinigan se sont passés entre 1981 et 1984 à Shawinigan et dans le secteur Grand-Mère. Il a notamment attenté à la pudeur et agressé sexuellement un enfant qui avait environ 9 ans au moment des faits.
Son autre victime a été agressée sexuellement entre 1981 et 1987. Elle avait environ le même âge que l'autre victime, soit 9 ou 10 ans lorsque les crimes ont été commis. Puis, entre 1994 et 1996, Garceau a récidivé avec la même victime. Cette fois-ci, elle était âgée d'une vingtaine d'années. Les crimes ne seraient pas reliés à son travail de brigadier.
Enfin, il a reconnu s'être livré à des attentats à la pudeur et des agressions sexuelles sur une troisième victime entre 1982 et 1987. L'enfant avait huit ans lorsque les premiers délits ont eu lieu à Shawinigan.
Au stade de son enquête préliminaire, Garceau a donc choisi d'enregistrer des plaidoyers sur six des huit chefs d'accusation portés contre lui et ainsi, éviter la tenue d'un procès. La Couronne a par ailleurs prononcé un arrêt des procédures sur deux chefs d'accusation pour attentat à la pudeur et agression sexuelle.
La cause a été reportée au 30 mars. Il n'est pas impossible que son avocat, Me Alain Blanchard, réclame au tribunal la confection d'un rapport présentenciel étant donné l'absence d'antécédents judiciaires de l'ex-brigadier scolaire. D'ici là, il entend poursuivre l'étude du dossier, à savoir si la défense fera une preuve sur la sentence.
René Garceau bénéficie toujours de sa liberté depuis le début des procédures judiciaires intentées en 2014.