Agression sexuelle sur une mineure: l'accusé sera évalué

L'individu de 56 ans de La Bostonnais, accusé d'agression sexuelle, de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur une adolescente qui demeurait chez lui en famille d'accueil, sera évalué sur sa responsabilité criminelle.
Selon son avocat des éléments laissent croire que la responsabilité criminelle de l'accusé pourrait ne pas être engagée dans le dossier. L'homme aurait séjourné à quelques reprises en psychiatrie et il aurait été traité pour des troubles de dépression majeurs, «des éléments qui étaient en place au moment des infractions».
La juge Dominique Slater a donc ordonné que l'individu soit évalué sur sa responsabilité criminelle au moment des événements.
Rappelons que l'adolescente aurait fait deux fugues avant de raconter son histoire à une intervenante. Elle aurait par la suite raconté les événements dans les détails aux policiers, du toucher des seins sous le soutien-gorge en passant par des pénétrations digitales ainsi que deux événements de cunnilingus pratiqués par le suspect sur la victime.
L'homme a été arrêté le 17 février dernier. Il avait été remis en liberté avec plusieurs conditions qui sont toujours en vigueur. Il lui est interdit, notamment, de se trouver en présence physique de sa victime. Il ne peut pas non plus communiquer directement ou indirectement avec la victime.
L'individu ne peut se trouver dans un parc ou une zone publique où l'on peut se baigner s'il y a des personnes âgées de moins de 16 ans ou s'il est raisonnable de s'attendre à ce qu'il y en ait, une garderie, un terrain d'école, un terrain de jeu ou un centre communautaire.
Il lui sera défendu de chercher, d'accepter ou de garder un emploi, rémunéré ou non, ou un travail bénévole qui le placerait en relation de confiance ou d'autorité vis-à-vis des personnes de moins de 16 ans.