Agression sexuelle: Michel-Ange Lavoie cité à procès

Trois-Rivières — Michel-Ange Lavoie, cet homme atteint du VIH soupçonné d’avoir agressé sexuellement une femme à Trois-Rivières, a finalement été cité à subir son procès sur tous les chefs portés contre lui.

Au terme d’une enquête préliminaire qui a eu lieu mardi, le juge David Bouchard a conclu que la preuve présentée par la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, était suffisante pour qu’il subisse un procès.

Cette dernière a notamment fait entendre, par le biais d’un télé-témoignage, la présumée victime, maintenant âgée de 28 ans. Celle-ci a également été contre-interrogée longuement par l’avocat de la défense, Me Pierre Spain. Il faut dire que le renvoi à procès était contesté par la défense. Une ordonnance de non-publication nous interdit cependant de dévoiler le contenu de ses propos.

Le juge a conclu qu’il y avait suffisamment d’éléments de preuve pour que Michel-Ange Lavoie subisse un procès sur les chefs de voies de fait simple, voies de fait armées et trafic de stupéfiants. Quant à l’accusation d’agression sexuelle, elle a été amendée à la demande de la Couronne. Si auparavant, le chef visait seulement la date du 14 avril 2017, elle a maintenant été fixée entre le 1er août 2016 et le 14 avril 2017.

Rappelons que cet individu, âgé de 50 ans, a déjà été condamné à 81 mois de prison en 2011 pour une agression sexuelle grave. En 2003, il avait en effet caché à sa conjointe de l’époque qu’il était séropositif, et ce, même s’il se savait porteur du VIH depuis 1997. La victime avait par la suite contracté le virus.

Or, dans le contexte d’une relation amoureuse avec une autre femme entre 2016 et 2017, on le soupçonne de l’avoir agressée sexuellement. La présumée victime avait d’ailleurs dû se rendre à l’hôpital pour une trousse médico-légale visant à savoir entre autres si elle avait été infectée par le suspect, ce qui finalement n’est pas le cas.

Michel-Ange Lavoie avait pu reprendre sa liberté mais avec des conditions. Il a notamment complété une thérapie en lien avec sa problématique de dépendance aux stupéfiants. Son avocat a obtenu du tribunal, mardi, qu’il le relève de son obligation de respecter un couvre-feu entre 22 h et 6 h. Le suspect devra cependant continuer à respecter ses autres conditions dont celles de ne pas approcher la présumée victime.

La cause a été reportée pour la forme au 28 février. Des dates de procès pourraient alors être fixées.