Louis-Étienne Leblanc du Bigfoot de Saint-Léonard-d'Aston a porté plainte à la SQ mercredi au sujet de l'agression dont il a été victime sur le glace le week-end dernier.

Agression dans la LHSAM: Louis-Étienne Leblanc porte plainte à la police

Louis-Étienne Leblanc, ce joueur du Bigfoot de Saint-Léonard-d'Aston gravement blessé après avoir été agressé sur la glace par Philippe Mailhot du Blizzard de Saint-Gabriel-de-Brandon, a officiellement porté plainte mercredi à la Sûreté du Québec (SQ). Il souhaite que la lumière soit faite sur les événements en plus de lancer un message clair afin que de tels gestes ne se reproduisent pas.
«Les gens doivent répondre de leurs actes», a-t-il confirmé au Nouvelliste en précisant que la plainte ne vise personne en particulier.
«Je veux connaître le fond de l'histoire et envoyer un message fort pour que ça n'arrive plus», a ajouté le hockeyeur qui a subi une double fracture à la mâchoire avant même que le match de samedi soir dernier ne débute.
Rappelons que Louis-Étienne Leblanc, du Bigfoot de Saint-Léonard-d'Aston, a été gravement blessé par Philippe Mailhot lors d'une mêlée générale survenue pendant la séance d'échauffement du quatrième match de la demi-finale de la Ligue de hockey senior A de la Mauricie (LHSAM).
Victime d'un coup de poing alors qu'il était en position de vulnérabilité, Leblanc s'est évanoui et il a dû passer cinq heures sur une table d'opération. Il doit maintenant vivre avec deux plaques de métal dans son visage.
L'entraîneur-chef du Bigfoot de Saint-Léonard-d'Aston, Sébastien Vouligny, espère que l'enquête fera la lumière sur les événements qui ont conduit aux gestes de violence de samedi. Il affirme de plus qu'un entraîneur a le pouvoir de retenir, ou non, ses joueurs.
«L'entraîneur doit être conscient de sa responsabilité», a-t-il confié. «Comment on peut en arriver là? Comment Philippe Mailhot a pu être sorti deux fois de la glace et revenir par la suite?»
Tout comme son protégé, Vouligny souhaite que l'enquête policière puisse faire la lumière sur cette histoire.
«Il faut aller au bout des choses. Est-ce que les responsables sont plus haut?», se demande-t-il.
Bien que Louis-Étienne Leblanc n'exclut pas la possibilité de déposer une plainte au civil pour ce dont il a été victime, le jeune homme souligne qu'il est trop tôt pour prendre une décision. Il ne sait pas encore s'il devra vivre avec des séquelles permanentes. «Je ne suis pas encore là. Je vais me rétablir avant», a-t-il précisé.