Francis Sauvageau

Agression contre son père: Francis Sauvageau admet son crime

Trois-Rivières — Même si son enquête préliminaire avait commencé la veille, Francis Sauvageau a finalement décidé d’admettre sa culpabilité en lien avec l’agression au couteau commise contre son père.

Cet individu de 26 ans était en effet soupçonné d’avoir poignardé son père à quelques reprises le 21 février dernier. Il avait non seulement été accusé de tentative de meurtre mais également de voie de fait armées et de voies de fait causant des lésions corporelles. 

Une enquête préliminaire avait d’ailleurs été tenue, lundi, au cours de laquelle son père était venu relater l’agression dont il avait été victime dans sa résidence de Trois-Rivières lors d’une dispute familiale. On y avait appris que Francis Sauvageau s’était mis en colère contre celui-ci parce qu’il avait refusé d’aller lui acheter du fromage à l’épicerie vers 22 h 30. 

Son fils avait ensuite commencé à le piquer à la tête avec un petit couteau. D’autres coups avaient été assénés au cou, au thorax, au dos, à la cuisse gauche, à une jambe et aux mains. La victime avait trouvé refuge dans sa chambre où elle avait été en mesure d’appeler les secours. Son fils avait été arrêté sur place. Depuis, il est détenu. 

L’enquête préliminaire devait donc se poursuivre mardi mais des discussions entre la procureure de la Couronne, Me Pascale Tremblay, et l’avocat de la défense Me Pierre Spain ont donné lieu à ce règlement. C’est ainsi que Francis Sauvageau a accepté de plaider coupable au chef de voie de fait causant des lésions corporelles et qu’il y a eu un arrêt conditionnel des procédures sur les autres chefs. 

Au cours des prochaines semaines, un rapport présentenciel sera confectionné pour guider le tribunal sur la sentence à être prononcée. Me Tremblay a notamment demandé à ce qu’une attention particulière soit portée sur le lieu d’hébergement à privilégier et sur son degré de dangerosité.

Le juge Bruno Langelier s’est pour sa part interrogé sur une éventuelle problématique de santé mentale et plus précisément de schizophrénie. Me Mélanie Bédard, également à la défense, a expliqué qu’une ordonnance de traitement avait déjà été demandée par un hôpital dans le passé mais que la Cour supérieure l’avait refusée, retenant les conclusions d’un psychiatre de l’Institut Philippe-Pinel à l’effet que Sauvageau souffrait plutôt du syndrome d’Asperger. Cet aspect devrait être davantage abordé lors des représentations sur la peine qui ont été fixées au 29 mars.