Agression à Parent: la victime a subi une opération à Trois-Rivières

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
PARENT — La femme blessée dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une agression à l’hôtel Central de Parent a dû subir une importante opération, vendredi soir, en raison de ses blessures. Sylvie Lachapelle, qui est la copropriétaire de l’établissement, serait cependant hors de danger, selon son mari.

«Elle a été opérée hier (vendredi) soir, à l’hôpital de Trois-Rivières. Elle a eu une fracture au crâne, près de la tempe, l’os en bas de l’oeil égrené et la mâchoire reculée. L’opération s’est très bien passée, mais elle est encore à l’hôpital», assure le conjoint de Mme Lachapelle, Jean Dupont.  

Selon ce dernier, qui est également copropriétaire de l’hôtel, une serveuse du bar de l’hôtel est venue les trouver, sa conjointe et lui, pour leur demander de l’aide pour gérer un client. «On était couchés à la maison et la serveuse est venue nous trouver parce qu’elle ne pouvait plus gérer un gars qui menaçait de tuer les gens d’une pourvoirie. Il en avait été expulsé parce qu’il était trop tannant. Dans la veillée, on le surveillait parce qu’il était bruyant un peu. Mais quand il a commencé à menacer du monde, il était rendu hors de contrôle», affirme M. Dupont.

Mme Lachapelle se serait alors rendue au bar pour tenter de calmer la situation. S’inquiétant de ne pas avoir de ses nouvelles, son conjoint est allé voir à son tour ce qu’il se passait.

«Elle m’a dit ‘‘je vais t’appeler pour te tenir au courant’’, mais vu que je n’ai pas reçu d’appel, je me suis inquiété. Je suis allé sur place et je l’ai trouvée étendue par terre, couverte de sang», témoigne-t-il.

Mme Lachapelle a ensuite été transportée en ambulance vers l’hôpital de La Tuque, avant d’être transférée à Trois-Rivières. Selon M. Dupont, une serveuse a également été transportée en ambulance, puisqu’elle aurait reçu un coup de poing dans le dos. Elle aurait également subi un choc nerveux.

L’homme qui a blessé son épouse aurait ensuite démarré un incendie dans la pourvoirie de laquelle il avait été expulsé. «Il est allé à la pourvoirie et a mis le feu, affirme M. Dupont. On a appelé deux personnes, qui sont arrivées en motoneige pour éteindre le feu.»

La Sûreté du Québec (SQ) confirme en effet qu’un incendie a pris naissance dans des cordes de bois attenantes à un chalet occupé par une dizaine de personnes, quelques minutes après l’agression survenue à l’hôtel Centrale. Le corps policier a indiqué vendredi que les deux incidents pourraient être liés, sans en préciser davantage. La police n’a pas non plus donné de détails sur les circonstances entourant l’agression.

Deux suspects, âgés de 31 et 41 ans, ont été arrêtés et interrogés en soirée, vendredi. L’un d’eux a été relâché et comparaîtra en cour à une date ultérieure. Le second a comparu par voie téléphonique samedi matin et comparaîtra en personne lundi.

La division des crimes majeurs de la SQ a été chargée de mener l’enquête sur cette agression. Le bar de l’hôtel Centrale est d’ailleurs demeuré fermé de vendredi matin à samedi midi, le temps que les enquêteurs fassent leur travail.