Alexis Vadeboncoeur

Affaire Vadeboncoeur: un expert en utilisation de la force témoigne

L'enquête préliminaire des quatre policiers de Trois-Rivières impliqués dans l'arrestation d'Alexis Vadeboncoeur s'est poursuivie, vendredi, avec le témoignage d'un expert en utilisation de la force.
Stéphane Mathurin a en effet été mandaté par l'École nationale de police du Québec pour évaluer l'intervention des quatre policiers qui ont intercepté Alexis Vadeboncoeur le soir du 2 février 2013. À la demande de la procureure de la Couronne, Me Aryanne Guérin, il a donc livré au juge Pierre-L. Rousseau ses conclusions.
Rappelons encore une fois qu'en vertu d'une ordonnance de non-publication, il nous est interdit de dévoiler le contenu de son témoignage. Il s'agit par contre d'une ordonnance qui est courante à ce stade des procédures. L'enquête préliminaire vise à déterminer si la preuve est suffisamment forte pour aller en procès. Pour l'instant, les quatre policiers sont toujours présumés innocents.
D'autre part, l'enquête préliminaire, qui a commencé lundi, est encore loin d'être terminée. Les audiences vont en effet se poursuivre les 8 et 10 octobre. À cette occasion, la défense pourrait notamment faire entendre une infirmière qui a examiné Alexis Vadeboncoeur lors de son incarcération à la prison de Trois-Rivières.
Kaven Deslauriers, Marc-André Saint-Amant, Barbara Provencher et Dominic Pronovost sont accusés de voies de fait armées, voies de fait causant des lésions corporelles, utilisation d'une arme à feu de manière négligente, tentative d'entrave en cachant l'existence d'une vidéo, fabrication de faux documents, contrefaçon de documents et entrave à la justice en fabricant des faux rapports.
Le 2 février 2013, ils ont procédé à l'arrestation d'Alexis Vadeboncoeur dans la cour du Cégep de Trois-Rivières. Ce dernier venait de commettre un vol qualifié dans une pharmacie de Trois-Rivières. Armé d'un pistolet à plomb, il avait réussi à s'emparer de Dilaudid et d'argent. Son arrestation avait été filmée par une caméra de surveillance. Sur les images, on voit les policiers asséner des coups de poing et de pied au suspect.