Voici une image tirée de la vidéo de l'arrestation de Vadeboncoeur au Cégep de Trois-Rivières. Cette vidéo a non seulement servi de preuve au procès mais elle a fait le tour du monde.

Affaire Vadeboncoeur: les policiers devront subir une enquête disciplinaire

Les policiers Barbara Provencher et Dominic Pronovost ont peut-être été blanchis par la justice des accusations qui pesaient contre eux, mais ils devront quand même faire l'objet d'une enquête disciplinaire avant d'envisager d'être réintégrés dans leurs fonctions à la Sécurité publique de Trois-Rivières.
Barbara Provencher et Dominic Pronovost devront subir une enquête disciplinaire avant d'envisager une réintégration au corps policier.
Les deux policiers permanents avaient été suspendus sans solde à la suite du dépôt des accusations dans l'affaire Alexis Vadeboncoeur. Une enquête disciplinaire avait été ouverte à la suite de ces événements. Or, conformément à la convention collective, la Ville avait suspendu ces enquêtes disciplinaires jusqu'au jugement de la Cour du Québec.
Ce jugement étant maintenant connu, la Ville a annoncé, par voie de communiqué, qu'elle reprendrait ses enquêtes à ce jour. La Ville dispose de six mois pour rendre une décision quant à la réintégration des deux policiers. Toutefois, un acquittement à la Cour du Québec ne veut pas automatiquement dire une réintégration dans le corps policier.
«Il convient de préciser que les décisions de la Ville de Trois-Rivières relevant de la convention collective en lien avec les questions à résoudre sont de nature différente des décisions rendues aujourd'hui par le tribunal. En conséquence, la Ville poursuivra ses enquêtes disciplinaires, tel que le prévoit la convention collective», a indiqué la Ville par voie de communiqué, ajoutant qu'aucun autre commentaire ne sera émis tant que la conclusion des enquêtes disciplinaires ne sera connue.
En ce qui concerne le policier Marc-André Saint-Amant, lui aussi acquitté par la Cour du Québec, son statut est différent. Comme il était policier temporaire au moment des événements, il a déjà été congédié. Selon nos informations, aucune réintégration n'est envisagée dans son cas pour cause de bris du lien de confiance, et le dossier est clos quant à sa carrière policière à Trois-Rivières.
Quant à Kaven Deslauriers, il avait aussi été congédié, ayant un statut de policier auxiliaire. Mais même s'il avait été permanent, il ne pourrait en aucun cas réintégrer ses fonctions. 
L'article 119 de la Loi sur la police prévoit en effet que «tout policier est automatiquement destitué s'il a été reconnu coupable, en quelque lieu que ce soit par suite d'un jugement passé en force de chose jugée, d'un acte ou d'une omission que le Code criminel décrit comme une infraction poursuivable uniquement par voie de mise en accusation».
Joint par Le Nouvelliste, le maire Yves Lévesque n'a pas souhaité émettre de commentaires à la suite de ce jugement, s'en remettant au communiqué émis par la Ville. En février 2013, lorsque toute cette affaire avait éclaté au grand jour, il s'était dit choqué, triste et déçu après avoir vu les images de l'arrestation. Il avait toutefois invité les gens à ne pas généraliser la situation à l'ensemble des policiers de Trois-Rivières.