La barrière située près du lieu où les ossements de Cédrika Provencher ont été retrouvés a été saccagée.

Affaire Cédrika: la clôture aurait été tirée et non enfoncée

Le suivi effectué par la Police de Trois-Rivières où a été saccagée la barrière en hommage à Cédrika Provencher cette semaine a permis de déterminer que la clôture a été tirée et non enfoncée.
Mercredi matin, des patrouilleurs du ministère des Transports ont constaté que la barrière avait été sérieusement endommagée.
Cette clôture qui appartient au Ministère avait servi de support à une démonstration d'hommage à Cédrika Provencher.
C'est près de cet endroit que ses ossements avaient été trouvés en décembre 2015, après plus de huit ans de recherches à la suite de sa disparition. Les lettres composant le prénom Cédrika avaient été formées par des toutous déposés par des gens touchés par le sort de la jeune fille.
Le porte-parole de la Police de Trois-Rivières, Luc Mongrain, expliquait jeudi matin que l'analyse de la scène laisse croire qu'un véhicule aurait tiré la clôture au moyen de chaînes ou de sangles.
Mercredi, les premières constatations suggéraient que la clôture aurait été jetée par terre par un véhicule qui l'aurait enfoncée de l'autre sens.
La façon dont les poteaux se sont pliés, et le fait que les toutous insérés dans la clôture soient encore en place font partie des observations qui ont mené à l'hypothèse finalement privilégiée.
«On n'a pas d'élément d'enquête. La clôture appartient au ministère des Transports, qui l'avait installée pour éviter que les gens aillent déposer des déchets sur le terrain. Il n'y a pas de caméra de surveillance», mentionne Luc Mongrain.
La Police de Trois-Rivières compte sur la médiatisation du méfait pour que des témoins puissent fournir des indices qui feraient progresser l'enquête.