Jonathan Bettez, lors de sa comparution fin août.

Affaire Bettez: les audiences se poursuivent

Il faudra plus de deux jours aux médias pour tenter d'obtenir du tribunal la levée de l'interdiction de non-publication sur les éléments de preuve concernant Jonathan Bettez, cet individu accusé de pornographie juvénile.
Compte tenu de l'ampleur de la documentation que détiennent les autorités, les audiences devront en effet se poursuivre pour une troisième journée consécutive ce mercredi devant le juge Guy Lambert. 
Encore mardi, ce dernier a passé une bonne partie de la journée à éplucher à huis-clos avec les enquêteurs de la Sûreté du Québec et le procureur de la Couronne, Me Louis-Charles Bal, la teneur des éléments de preuve afin d'en évaluer les parties qui peuvent être rendues accessibles s'il devait consentir à une levée de l'ordonnance de non-publication. 
L'objectif des médias est notamment savoir de savoir quels sont les éléments de preuve contenus dans les dénonciations et les mandats qui ont permis aux policiers d'arrêter Jonathan Bettez et de faire des perquisitions.
Or, ces documents sont caviardés, de sorte que plusieurs informations demeurent cachées. Qui plus est, ils font l'objet d'une ordonnance de non-publication. 
On sait que la requête des médias fait d'ailleurs l'objet d'une contestation de la part du ministère public et de Me Magali Lepage, l'avocate de Bettez. 
Les avocats devraient commencer mercredi à faire valoir leurs arguments sur la nécessité ou non de faire lever cette ordonnance après avoir reçu une nouvelle version moins caviardée. Le litige porte en quelque sorte sur le droit du public à l'information versus le droit du prévenu à un procès juste et équitable. Ce sera au tribunal de trancher.
Même s'il fait l'objet de soupçons dans l'enlèvement et le meurtre de Cédrika Provencher, aucune accusation n'a été portée contre lui depuis la disparition de la fillette en 2007.
Il a plutôt été arrêté le 29 août dernier en lien avec la possession et la distribution de pornographie juvénile pour des événements survenus entre 2009 et 2013.
Des perquisitions avaient notamment été réalisées chez Emballages Bettez, ainsi que dans deux résidences situées sur les rues Goyer et Arthur-Guimont.