Renée Toupin

Accusée de harcèlement criminel à l’encontre de Kevin Parent: le jugement de Renée Toupin reporté

Trois-Rivières — Le jugement dans la cause de Renée Toupin, cette groupie accusée de harcèlement criminel à l’encontre de l’auteur-compositeur-interprète Kevin Parent, a été reporté à une date indéterminée.

En l’absence de la juge Guylaine Tremblay, le dossier a été fixé pour la forme au 23 avril. À ce moment, la date du jugement pourrait être annoncée.

Rappelons que Renée Toupin a subi un procès qui aura duré deux jours en janvier dernier. Cette femme de 54 ans de Trois-Rivières est accusée d’avoir harcelé le populaire artiste à quatre reprises, soit le 24 juin 2015 Val-Bélair, le 31 juillet 2016 à la Marina de Carleton-sur-Mer, le 10 février 2017 dans une église de Shawinigan et enfin le 14 juillet 2017 à Joliette.

À ces occasions, elle aurait agi de façon à ce qu’il craigne pour sa sécurité en s’approchant un peu trop près de lui et même en s’introduisant dans sa loge comme ce fut le cas à Joliette avant un spectacle.

Kevin Parent avait livré un témoignage très émotif. Il disait craindre pour sa sécurité et déplorait le fait que le comportement de Mme Toupin avait fini par nuire à ses activités professionnelles.

Le problème était relié à l’accumulation des épisodes de harcèlement depuis 15 ans. La procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, avait notamment expliqué que la prévenue avait eu un comportement menaçant à répétition, et ce, en dépit des nombreuses interventions policières menées contre elle et des ordonnances lui interdisant de l’approcher. En 2004 et 2007, elle s’était notamment introduite par effraction dans sa résidence personnelle en Gaspésie.

Pour sa part, Me Bertrand Jacob, l’avocat de la défense, avait indiqué que sa cliente n’avait jamais proféré des menaces ou eu un comportement violent. Selon lui, il n’y a rien de harcelant à se tenir immobile derrière une clôture pour assister à un spectacle.