Mélissa Côté

Accusée d’avoir voulu tuer un ex-conjoint, elle veut reprendre sa liberté

Trois-Rivières — Mélissa Côté, cette femme de 34 ans qui aurait voulu faire assassiner un ex-conjoint, a entrepris des démarches pour reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires intentées contre elle.

En présence de ses avocats, Me David Edmunds et Me Michel Lebrun, elle s’est en effet présentée devant la Cour supérieure, lundi, pour tenter de convaincre le tribunal qu’elle pouvait être remise en liberté. Dans le cadre de cette enquête sur caution, elle a notamment témoigné. Son père, sa conjointe et sa sœur ont également parlé en sa faveur. 

Notons cependant qu’une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler le contenu de leurs témoignages et de la preuve. 

Plus tôt dans la journée, la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, a pour sa part fait témoigner l’enquêteur Luc Briand de la Sûreté du Québec sur les éléments de preuve recueillis contre la suspecte dans le cadre de l’enquête policière.  

Selon la dénonciation autorisée contre elle, on lui reproche d’avoir demandé à un homme qu’elle connaissait de tuer son ex-conjoint, et ce, entre le 1er septembre et le 27 novembre dernier. Or, son plan aurait échoué. Les policiers de la Sûreté du Québec ont en effet reçu des informations confidentielles qui leur ont permis de déclencher une enquête et de faire appel à un agent d’infiltration. Le 27 novembre, la suspecte aurait donc proposé à celui-ci de faire tuer un ex-conjoint moyennant une rétribution. C’est alors qu’elle avait été arrêtée. Quatre accusations avaient ensuite été portées contre elle. Outre celle de tentative de meurtre, on lui reproche d’avoir conseillé un individu à commettre un meurtre, d’avoir conseillé un agent d’infiltration de commettre le même crime et d’avoir comploté avec lui. 

Compte tenu de la nature des accusations portées contre elle, sa détention avait immédiatement été ordonnée lors de sa comparution. 

Pour avoir une chance de recouvrer sa liberté pendant les procédures judiciaires, la seule option qui s’offrait à elle était justement de se présenter devant la Cour supérieure. 

L’enquête sur caution va donc se poursuivre jeudi devant le juge Raymond W. Pronovost.