Accusé pour des menaces sur les réseaux sociaux

Trois-Rivières — Les menaces et l’intimidation sur les réseaux sociaux sont de plus en plus fréquentes. La preuve a encore été donnée cette semaine au palais de justice de Trois-Rivières avec le dossier de Jean-Sébastien Joubert, accusé de menaces de mort contre des policiers et le directeur général des Artisans de la paix.

L’individu, qui est connu pour ses antécédents psychiatriques, avait été arrêté dans un premier temps en juillet dernier pour avoir proféré des menaces de mort contre des policiers de Trois-Rivières par le biais de Facebook et de Spotted Trois-Rivières. 

Déclaré inapte à comparaître, il avait été envoyé dans un hôpital psychiatrique pour y subir un traitement approprié à son état. Une fois cette étape réussie, il avait été remis en liberté avec des conditions à respecter dans le cadre d’une promesse. 

Or, il aurait malgré tout récidivé la fin de semaine dernière en proférant des menaces de mort contre Robert Tardif, le directeur général des Artisans de la paix sur les réseaux sociaux. Avec la collaboration de la Sûreté du Québec, les policiers de Trois-Rivières ont réussi à localiser le suspect à Shawinigan dimanche et à l’arrêter. 

Lundi, des nouvelles accusations ont donc été portées contre lui. Outre celles de menaces contre M. Tardif et bris de conditions, il doit aussi répondre à des chefs de menaces contre une ex-copine et possession de cannabis. Joubert a de nouveau été envoyé subir une évaluation psychiatrique. Il sera ramené devant le tribunal le 13 novembre. 

Interrogé sur ces menaces, Robert Tardif a raconté avoir porté plainte immédiatement contre Joubert en voyant sur sa page Facebook les menaces dont il faisait l’objet.

«Ce n’est pas une question de peur. De par mon travail et mon expérience, je savais que je devais passer par la justice pour que cet individu soit pris en charge. Et c’est ce qui est arrivé», a-t-il déclaré. 

D’un autre côté, il a avoué ne pas avoir été surpris par le comportement de Joubert. «Je le connais mais cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de contact avec lui. Ce qui est particulier dans cette affaire est qu’il ne s’est même pas caché pour proférer les menaces; il aurait pu utiliser une autre identité par exemple», a ajouté M. Tardif. 

Par ailleurs, dans tous les écrits généralement décousus et confus de Joubert sur les réseaux sociaux, on peut y lire également des menaces de mort contre la juge Dominique Slater qui pilote le Programme d’accompagnement justice santé mentale. On sait que Joubert a notamment comparu devant elle dans le cadre de ses démêlés judiciaires. 

Or, le Directeur des poursuites criminelles et pénales ne portera pas de plainte contre lui dans cette affaire: la police de Trois-Rivières a en effet confirmé mercredi qu’aucune plainte n’avait été portée.

En fait, le suspect n’a visiblement aucune limite ni retenue sur les réseaux sociaux. Le 23 octobre dernier, il avait notamment écrit: «me calisse des lois j ai pas peur de vous autres je suis déterminer à tuer». Une minute plus tard, il en rajoutait: «en prison ce sera un gardien au pire.» Puis, il écrivait: «jva tuer comme cest prevu pis cest toute je vais tripper de le faire.»