Daniel Brosseau a été remis en liberté, lundi après-midi, pour la durée du processus judiciaire.

Accusé de menaces de mort envers Pauline Marois et Stephen Harper, il peut retourner chez lui

Daniel Brosseau, cet individu accusé d'avoir adressé des menaces de mort à l'endroit des premiers ministres Pauline Marois et Stephen Harper, peut retourner à son domicile en attendant la suite des procédures.
Le prévenu a demandé jeudi au juge Jacques Lacoursière de modifier une condition reliée à sa remise en liberté accordée le 16 décembre. À ce moment, la cour avait désigné la maison de ses parents comme étant son lieu de résidence. Daniel Brosseau a demandé la permission de vivre chez lui.
La demande de l'accusé reposait essentiellement sur une question de confort et de volonté d'avoir plus d'intimité pour lui et pour ses parents. À la maison de ses parents, Daniel Brosseau dormait sur un divan-lit au sous-sol. De son propre aveu, ce n'est pas le confort maximum. Daniel Brosseau est même allé jusqu'à dire que les lits en prison étaient plus confortables.
L'avocate de la poursuite, Me Martine Tessier, a rappelé à Daniel Brosseau que cette situation était connue lorsque la demande de remise en liberté a été faite il y a moins de deux mois. Le prévenu a répondu que lorsqu'on veut éviter la prison, on est prêt à bien des choses.
Le père et la tante de Daniel Brosseau se sont adressés à la cour. La dame a affirmé être prête à aller vivre chez Daniel Brosseau pour assurer une certaine surveillance. Le père a souligné que son fils va beaucoup mieux depuis qu'il voit un psychologue. Sa médication a également été ajustée. Il se dit confiant de voir son fils continuer de respecter les conditions reliées à sa remise en liberté.
Le père de l'accusé a admis qu'un moment difficile est survenu à la fin du mois de décembre, alors que son fils broyait du noir. Il a appelé une ambulance pour que son fils soit pris en charge.
La Couronne s'opposait au changement de lieu de résidence. Me Tessier a rappelé au président du tribunal qu'il avait jugé nécessaire que Daniel Brosseau vive chez son père lorsqu'il l'a autorisé à reprendre sa liberté. Cet aspect rassurait le tribunal.
Pour sa part, Me Emmanuel Ayotte a déclaré que son client respecte les conditions imposées à sa remise en liberté: il consulte des spécialistes médicaux, il a mis fin à son abonnement à un service Internet (il aurait adressé ses menaces de mort via Facebook) et il n'a plus de cellulaire. Pour l'événement de la fin du mois de décembre, Me Ayotte a mentionné que la médication de son client venait d'être changée.
Le juge Lacoursière a accepté la demande. Il a imposé une nouvelle caution, de 5000 $ sans dépôt, à la tante de Daniel Brosseau. Cette dernière avait proposé de prendre cet engagement. Elle n'aura pas à vivre chez l'accusé.