Guillaume Dupont, 24 ans, était aide-éducateur en garderie en milieu familial lorsqu’il aurait commis des attouchements sexuels sur des fillettes âgées de 2 et 3 ans.
Guillaume Dupont, 24 ans, était aide-éducateur en garderie en milieu familial lorsqu’il aurait commis des attouchements sexuels sur des fillettes âgées de 2 et 3 ans.

Accusé d'attouchements sur des fillettes de 2 et 3 ans dans un service de garde

TROIS-RIVIÈRES — Accusé de contacts sexuels sur des fillettes dont il s’occupait dans un service de garde en milieu familial, Guillaume Dupont a vu son procès s’ouvrir lundi matin, au palais de justice de Trois-Rivières. Le Trifluvien de 24 ans doit faire face à des accusations de contacts sexuels sur des enfants âgés de 2 et 3 ans, des gestes qui se seraient produits entre le 1er décembre 2016 et le 7 mars 2017.

Cet ex-aide-éducateur en garderie œuvrait comme stagiaire dans un service de garde en milieu familial, avant d’aller y effectuer quelques journées de travail une fois son stage terminé. Selon les accusations déposées contre lui, il aurait fait des attouchements à au moins deux fillettes du service de garde.

La poursuite, représentée par Me Catherine Lacoursière, a pu faire entendre trois témoins lors de la journée de lundi, dont la mère de l’une des présumées victimes. Sa fille de 2 ans et demi avait commencé à fréquenter ce service de garde en novembre 2016 à temps partiel, soit les lundis et mardis. La mère dit avoir constaté quelque temps après son entrée au service de garde des rougeurs au niveau de la vulve de la fillette, des rougeurs qui n’apparaissaient que le mardi. La poursuite a d’ailleurs fait valoir que l’accusé venait travailler au service de garde uniquement les mardis. Les rougeurs s’estompaient dès que la maman appliquait une crème, mais revenaient systématiquement le mardi suivant.

Elle a aussi noté que sa fille se masturbait fréquemment, dans le bain, à la table à manger et devant la télévision, un comportement qui s’est révélé de façon aussi intense seulement après qu’elle eut commencé à fréquenter le service de garde.

La mère a par ailleurs raconté au tribunal s’être présentée à deux reprises au service de garde lorsque Guillaume Dupont s’y trouvait, et l’avoir retrouvé seul en présence des enfants. À ce sujet, elle aurait manifesté son mécontentement à la responsable du service de garde qui se trouvait ces deux fois exceptionnellement dans une autre pièce, puisque la mère estimait que c’était avec la responsable en service de garde qu’elle avait signé le contrat et qu’elle s’attendait à ce qu’elle soit en présence des enfants en tout temps. Selon son témoignage, c’est avec elle que le lien de confiance avait été établi, et non avec Guillaume Dupont.

Après avoir manifesté ses craintes à un autre couple de parents, ces derniers lui auraient présenté une vidéo qu’eux-mêmes venaient de tourner la veille, vidéo qui fait présentement l’objet d’un voir-dire et dont on ne peut pour le moment relater le contenu. C’est à ce moment que la mère ainsi que l’autre couple ont décidé de porter plainte à la police.

La poursuite a également fait entendre le témoignage d’une autre mère d’une présumée victime, celle qui a présenté la vidéo, de même que le témoignage de la responsable du service de garde qui, précisons-le, ne fait l’objet d’aucune accusation dans le cadre de ce procès. Par contre, ces deux témoignages ont été présentés lors d’un voir-dire qui fait l’objet d’une contestation de la part de la défense, représentée par Me Pierre Spain. On ne peut donc relater, pour l’instant, le contenu de ces deux témoignages tant qu’ils n’auront pas été admis en preuve.

La juge Dominique Slater a d’ailleurs pris le tout en délibéré et rendra sa décision sur l’admissibilité de cette preuve le 23 avril prochain. Par la suite, Me Spain indiquera au tribunal s’il entend ou non présenter une défense dans le cadre du procès, notamment en faisant témoigner son client. S’il compte présenter une défense, elle le sera le 6 mai prochain. Dans le cas contraire, les deux parties passeront directement aux plaidoiries.