L'accusé, Stéphane Abran.

Accusé d'agressions sexuelles: Stéphane Abran nie tout

Le procès de Stéphane Abran, président du Syndicat des enseignants et enseignantes de la Commission scolaire de la Riveraine, s'est poursuivi hier au palais de justice de Trois-Rivières pour des crimes à caractère sexuel sur un mineur.
On sait que l'homme fait face à six chefs d'accusation pour des agressions sexuelles, des attouchements sexuels et des incitations à des contacts sexuels. Les faits qui lui sont reprochés seraient survenus entre le 1er mars 2010 et le 20 août 2010 à Notre-Dame-du-Mont-Carmel et à Saint-Maurice.
Hier, il a nié en bloc les gestes qui lui sont reprochés, clamant à plusieurs reprises que ce n'était jamais arrivé. Interrogé par son avocate Me Susan Corriveau, sur des présumés attouchements et geste de masturbation, il a déclaré: «Je n'ai jamais fait cela. Je suis d'ailleurs étonné de l'apprendre». Pendant une bonne partie de l'interrogatoire, il a longuement précisé pourquoi de tels gestes ne pouvaient avoir été commis, en parlant de son emploi du temps et des relations qu'il avait avec la victime à l'époque.
Rappelons que celle-ci était alors âgée de 11 ans environ. Il ne s'agit pas d'un élève de l'école secondaire Jean-Nicolet où Abran a déjà enseigné à temps plein de 1997 à 2010.
Lors de la dernière journée d'audience, qui avait eu lieu en octobre dernier, l'adolescent avait raconté au tribunal qu'Abran avait abusé de lui à une vingtaine de reprises au cours de la période visée par l'acte d'accusation. Il se serait notamment livré à des gestes de masturbation et de fellation.
En 2000, on avait également accusé Stéphane Abran d'avoir agressé sexuellement deux garçons dont il s'était occupé à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Il avait cependant été acquitté puisque la preuve s'était avérée insuffisante pour conclure à une culpabilité hors de tout doute raisonnable.
Les deux soeurs de l'accusé ont également témoigné hier. Ces deux courts témoignages ont conclu la preuve de la défense et la couronne a indiqué qu'elle n'avait pas l'intention de présenter de contre-preuve. Les plaidoiries ont été prévues pour le 21 février prochain.