Accusé d’abus sexuels perpétrés sur sa belle-fille pendant sept ans

Trois-Rivières — Un homme de 46 ans de Louiseville doit faire face à la justice en lien avec des abus sexuels qui auraient été perpétrés sur sa belle-fille pendant sept ans.

Pas moins d’une vingtaine d’accusations ont été portées contre cet individu. Notons d’emblée que nous devons taire son identité pour protéger celle de la plaignante surtout que les agressions et les circonstances dans lesquelles elles auraient été commises pourraient facilement identifier la jeune femme.

Les délits auraient commencé alors que la présumée victime n’avait que 14 ans dans la résidence familiale de Trois-Rivières. Selon la dénonciation, le suspect se serait livré à plusieurs reprises à des attouchements sexuels sur l’adolescente, des incitations à des contacts sexuels, des agressions sexuelles et des relations sexuelles anales entre 2012 et 2019. Il aurait aussi rendu accessible à la plaignante du matériel sexuellement explicite comme des films pornographiques afin de faciliter la perpétration d’une infraction de nature sexuelle.

Lundi, son enquête préliminaire en lien avec ces accusations a commencé au palais de justice de Trois-Rivières. Notons que celle-ci est cependant frappée d’une ordonnance de non-publication à ce stade des procédures de sorte qu’il nous est impossible de dévoiler la preuve et le contenu des témoignages.

La procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière a tout d’abord présenté l’enregistrement vidéo de la déposition faite aux policiers par la plaignante en 2019. Cette dernière a ensuite témoigné par visioconférence, ce qui a surtout permis à l’avocate de la défense, Me Pénélope Provencher, de la contre-interroger pour évaluer sa crédibilité. Précisons que le renvoi à procès n’est pas contesté.

L’enquête préliminaire, présidée par la juge Dominique Slater, va se poursuivre mardi.

Le suspect est aussi accusé de harcèlement criminel, de communications harassantes et de bris d’engagements pour avoir communiqué avec la plaignante et sa famille et ne pas avoir gardé la paix en 2019. Ces accusations seront traitées lors du procès.