C'est à cet endroit que l'accident est survenu, le 6 avril 2012. Une croix et des gerbes de fleurs avaient été déposées sur les lieux du drame qui a coûté la vie à Pierre-Luc Ouellet.

Accident mortel: un jeune conducteur déclaré coupable de conduite dangereuse

Le jeune homme de 19 ans, impliqué dans l'accident qui a coûté la vie à Pierre-Luc Ouellet à Saint-Paulin le 6 avril 2012, a finalement été déclaré coupable de conduite dangereuse causant la mort.
<p>La victime, Pierre-Luc Ouellet.</p>
Le juge Yvan Cousineau a en effet conclu au terme d'un procès que c'est la vitesse excessive du jeune conducteur qui avait entraîné l'embardée mortelle et aucun autre facteur comme l'alcool et/ou la drogue, la température, l'état de la chaussée et l'état mécanique du véhicule. L'expert en reconstitution d'accidents avait en effet évalué la vitesse du prévenu à 163 km/h.
Rappelons que le jeune homme, qui était âgé de 17 ans le 6 avril 2012, avait perdu le contrôle de son véhicule sur la route 349 à Saint-Paulin. Il avait fait des tonneaux et percuté de plein fouet un poteau électrique. Son passager, Pierre-Luc Ouellet, 17 ans de Saint-Paulin, y avait laissé sa vie après avoir été éjecté.
Un procès s'était déroulé devant le Tribunal de la Jeunesse. Le prévenu avait alors témoigné. Or, le juge ne lui a accordé aucune crédibilité. Il a qualifié son témoignage comme étant flou, imprécis et parfois contradictoire, entre autres sur sa vitesse, sur ses activités de la journée et sur sa consommation de drogue.
Le tribunal a même mentionné qu'il avait une mémoire sélective, que ses réponses étaient peu fiables, qu'il avait tenté de s'esquiver et qu'il avait menti aux policiers.
L'avocat du prévenu, Me Bertrand Jacob, avait pourtant insisté fortement sur une possible défaillance mécanique du véhicule. Un expert avait notamment indiqué qu'à haute vitesse, celui-ci était moins stable à cause d'un problème d'amortisseur.
Or, le juge Cousineau n'a pas adhéré à cette thèse. Il a plutôt considéré que le comportement du prévenu constituait un écart marqué par rapport à la norme de diligence raisonnable que respecterait une autre personne dans la même situation.
En ce sens, il a tenu compte des éléments mis en preuve par le procureur de la Couronne, Me Hippolite Brin, à savoir que le jeune homme avait déjà perdu son permis dans le passé pour de la vitesse, qu'il était au volant d'un nouveau véhicule et qu'il était encore un conducteur inexpérimenté.
Pour toutes ces raisons, le jeune aurait dû faire preuve d'une plus grande prudence. Il l'a donc déclaré coupable de conduite dangereuse.
Puisque la défense a demandé la confection d'un rapport présentenciel visant à aider le juge à rendre la sentence appropriée, la cause a été reportée au 12 février.
Notons en terminant que ce même conducteur avait été déclaré coupable de possession simple de méthamphétamines dans le cadre d'un autre procès tenu en mai 2012 mais relié au même événement. Des comprimés avaient en effet été retrouvés dans le véhicule à la suite de l'accident. Il avait été condamné à faire un don de 200 $ à un organisme communautaire et à respecter une probation de 12 mois.