Accident mortel sur la 55: «Ça prend le doublement», clament les maires de Saint-Célestin et Bécancour

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
SAINT-CÉLESTIN — À la suite de l’accident mortel survenu lundi à l’intersection de l’autoroute 55 et de la route 226, le maire du Village de Saint-Célestin, Raymond Noël, croit que «ça prend le doublement» de la 55.

«On veut avoir une date de réalisation, ça fait plusieurs années que ça nous est promis. C’est bien beau les promesses, maintenant, c’est terminé. On nous dit que c’est dans les plans du ministère des Transports du Québec, mais là, on aimerait avoir une date le plus rapidement possible», a déclaré celui qui réclame du même coup des échéanciers pour les devis et appels d’offres.

Surtout, dit-il, que pas plus tard qu’il y a dix jours, le premier ministre du Québec, François Legault, a profité d’une rencontre avec les maires des MRC de Bécancour et Nicolet-Yamaska pour s’engager à commencer les travaux avant la fin de son mandat.

«Les problématiques de la 55 lui ont été signifiées à cette occasion. On lui a dit que ça n’avait pas de bon sens», rapporte le premier magistrat.

Selon lui, «il ne se passe pas une année» sans que des accidents ne surviennent à l’intersection de la 55 et de la 226. «Il y a un mort. C’est extrêmement déplorable. Ça fait plusieurs années que c’est comme ça, à l’intersection de Saint-Célestin, mais aussi ailleurs le long de la 55, surtout entre Saint-Grégoire et la 20 parce qu’elle n’est pas doublée. Ça arrive beaucoup trop souvent malheureusement», renchérit-il.

Et si le doublement de l’autoroute 55 est si nécessaire à son avis, c’est que la présence de feux de circulation sur une autoroute «n’est pas habituelle».

«Il y a beaucoup de trafic lourd. Certains peuvent forcer les lumières jaunes parfois pour ne pas briser leur élan. Malheureusement, il arrive des choses comme il est arrivé lundi et c’est extrêmement déplorable», a commenté le maire Noël sans vouloir blâmer personne pour autant.

«Il est grand temps qu’il se passe quelque chose»

Et pour son homologue de Bécancour, Jean-Guy Dubois, «ça vient simplement démontrer qu’on ne criait pas pour rien, qu’on avait des raisons d’avoir des craintes».

«Ça arrive peut-être à l’endroit qui est le mieux signalisé alors que nous autres, on a trois intersections qui n’a encore aucune signalisation», fait-il remarquer.

«Ça vient démontrer qu’il est grand temps qu’il se fasse quelque chose sur la 55. Le premier ministre a pris la peine de nous dire: il faut que ça se fasse. Ça arrive à un moment où le dossier est chaud et cette fois-ci, c’est les citoyens qui le mènent et c’est sûr qu’il va se rendre à terme», a conclu le maire Dubois.