Abus sexuels sur une adolescente souffrant d’un retard mental: Joël Guillemette est remis en liberté sous conditions

Shawinigan — Un résident du Centre-de-la Mauricie, Joël Guillemette, 52 ans, a finalement pu reprendre sa liberté sous conditions pour la durée des procédures judiciaires intentées contre lui en lien avec des abus sexuels qui auraient été perpétrés sur une adolescente atteinte d’une déficience intellectuelle.

Les événements qui lui sont reprochés seraient survenus en juillet 2019. Selon ce qu’a révélé l’enquête policière, il aurait agressé sexuellement à deux reprises une mineure de 16 ans qui souffre d’un retard mental. Il aurait également caché une caméra afin de la filmer à son insu, notamment lors d’une agression sexuelle.

À la lumière de ces éléments, six accusations ont été portées contre lui pour agressions sexuelles, exploitation sexuelle, voyeurisme, production et possession de pornographie juvénile.

Au début de novembre, il a comparu au palais de justice de Shawinigan et une objection à sa remise en liberté a alors été faite par la procureure de la Couronne, Me Audrey-Anne Boily, et ce, dans le but de ne pas miner la confiance du public en l’administration de la justice. L’enquête sur caution, frappée d’une ordonnance de non-publication, a été tenue plus tôt cette semaine. Au terme de celle-ci, le juge Jacques Trudel a conclu que le prévenu pouvait néanmoins être remis en liberté compte tenu des garanties offertes. À ce sujet, rappelons que le prévenu n’a aucun antécédent judiciaire et qu’il a un emploi stable.

Le tribunal a cependant pris soin de lui imposer plusieurs conditions. Outre des engagements financiers qu’il a dû fournir avec une caution, il ne peut pas communiquer avec la présumée victime de quelque façon que ce soit et ne pas retourner dans la municipalité où elle demeure. Il n’a pas le droit non plus de se trouver en présence de mineurs sauf si ces derniers sont accompagnés d’un adulte au courant des accusations portées contre lui. Enfin, il lui sera interdit de posséder des ordinateurs ou des téléphones cellulaires lui donnant accès à Internet.

Il devra revenir en cour le 24 janvier pour la suite des procédures.