Abus sexuels sur sa petite-fille: un septuagénaire plaide coupable

Trois-Rivières — Un septuagénaire a disposé de ses dossiers, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières, en lien avec des abus sexuels commis sur sa petite-fille de neuf ans.

Son plaidoyer de culpabilité a cependant soulevé certaines interrogations quant à la validité de celui-ci en raison de son refus à reconnaître certains faits allégués par la victime.

Cet individu de 75 ans, dont on doit taire l’identité pour protéger celle de la victime, faisait face à des accusations d’attouchements sexuels et d’incitation à des contacts sexuels pour des événements survenus en 2017 et 2018.

Tel que l’a expliqué la procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, il profitait de rencontres familiales pour aller retrouver sa petite-fille dans un endroit isolé et lui toucher les parties intimes, c’est-à-dire les fesses et la vulve sous et par-dessus ses vêtements. Il aurait également baissé la fermeture éclair de son pantalon à deux ou trois reprises et mis la main de l’enfant sur son pénis par-dessus ses sous-vêtements. Il lui a également offert 100 $ à pour «coller leur langue ensemble.»

En juillet 2018, la victime a dénoncé les abus sexuels à sa famille lors d’un voyage. Le père de l’enfant a confronté le suspect qui a admis avoir «fait des petites touchettes».

Dans le cadre de son retour devant le tribunal, le prévenu a décidé de plaider coupable. Or, il a reconnu certains gestes mais d’autres non. Interrogé à ce sujet, il a en effet nié lui avoir touché la vulve. Il s’est aussi défendu d’avoir touché directement la peau de l’enfant et d’avoir mis la main de la victime sur son pénis. Selon lui, c’est plutôt elle qui a posé ce geste sans qu’il lui demande.

Le juge Simon Ricard s’est posé la question à savoir s’il devait ou non accepter son plaidoyer puisqu’il ne reconnaissait pas certains faits.

L’avocat du prévenu, Me Yvan Braun, a pour sa part indiqué que son client avait bel et bien plaidé coupable et qu’il ne voulait pas avoir de procès. Celui-ci a d’ailleurs confirmé ces propos, en mentionnant vouloir que ça finisse pour reprendre son expression. Me Braun a aussi insisté sur le fait que son client avait tout de même admis lui avoir touché les fesses. Le juge l’a donc déclaré coupable sur le chef d’attouchements sexuels.

En ce qui concerne l’incitation à des contacts sexuels, le même problème s’est posé. Au départ, il a nié avoir demandé à l’enfant de mettre la main sur son pénis. Le juge lui a donc demandé s’il est vrai qu’il lui avait offert 100 $ pour coller leur langue ensemble. Encore une fois, l’accusé a nié. Il s’est alors lancé dans des explications pour finalement avouer spontanément lui avoir offert de l’argent pour qu’elle touche à son pénis. Il a donc été déclaré coupable sur le chef d’incitation à des contacts sexuels.

Un rapport présentenciel sera confectionné pour guider le tribunal sur la peine à prononcer. La cause a été reportée au 11 juin.